
L’Algérie a réagi aux tensions dans la mer des Caraïbes entre les États-Unis et le Venezuela à cause du pétrole et du trafic de drogue. La réaction algérienne est intervenue par la voix de son représentant aux Nations-Unies, Amar Bendjama.
L’Algérie suit de près et avec “une profonde préoccupation” les récents développements dans la région des Caraïbes, particulièrement “les informations faisant état d’actions directement dirigées contre des pétroliers vénézuéliens », a déclaré mardi 23 décembre le diplomate algérien dans une intervention lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée aux menaces contre la paix et à la sécurité internationales.
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Amar Bendjama a estimé que ces développements “soulèvent de sérieuses questions et risquent d’aggraver les tensions dans un contexte régional déjà fragile », ajoutant que « l’Algérie souligne l’impératif d’éviter toute action susceptible de mener vers une escalade ou une confrontation ».
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Le représentant de l’Algérie a plaidé pour le respect de la charte de l’ONU, notamment les principes du respect de « l’égalité souveraine, l’autodétermination des peuples, l’intégrité territoriale, la non-ingérence dans les affaires internes et le règlement pacifique des différends”, rappelant que « le dialogue et la diplomatie restent les meilleures, voire les seules voies à même de résoudre les désaccords et de préserver la paix et la stabilité dans la région ».
Risque de confrontation entre les USA et le Venezuela : l’Algérie appelle à la retenue
« Nous appelons tous les acteurs concernés à faire preuve de retenue et d’éviter toute action ou rhétorique susceptibles d’aggraver les tensions ou d’approfondir les divisions », a dit Bendjama, au nom de l’Algérie, rappelant l’importance de maintenir l’Amérique latine et les Caraïbes comme une zone de paix, « comme proclamé par les Etats de la région il y a onze ans » et encourageant les organisations de la région à jouer un rôle constructif.
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Pour l’Algérie, a poursuivi Amar Bendjama, la lutte contre le trafic de drogue et le crime organisé transnational constituent des défis communs, tout particulièrement dans cette région, et pour y faire face, il faut une coopération internationale dans le cadre du respect mutuel et de la solidarité et non dans une logique de confrontation et de polarisation.
« L’histoire a démontré de manière répétée que la guerre et l’intervention militaire ne menaient pas à une paix durable, bien au contraire. La seule voie viable est celle de la diplomatie, de la coopération et du respect du droit international », a conclu le représentant de l’Algérie à New York.