
L’Algérie a durci sensiblement sa législation anti-drogue. Alors que la décision d’ouvrir une prison de haute sécurité dans le désert de Tanezrouft pour les narcotrafiquants a été prise, les premières condamnations à mort à l’encontre de trafiquants de drogue ont été prononcées ce lundi 5 octobre.
Saisie de 113 Kg de cocaïne : la justice prononce 9 condamnations à mort
Le tribunal criminel d’Alger a condamné à la peine capitale 9 individus, dont 6 par contumace, dans une affaire de trafic de cocaïne et de psychotropes, en vertu des dispositions de la loi 03-25 du 1er juillet 2025 relative à la prévention de la consommation de stupéfiants et de substances psychotropes et à la lutte contre leur usage et leur trafic illicites.
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Selon un communiqué de la Cour d’Alger, l’affaire jugée porte sur le trafic d’une énorme quantité de drogues dures (113 kilogrammes de cocaïne) et de psychotropes (plus de 225 000 comprimés de prégabaline).
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Les mis en cause sont poursuivis pour les crimes d’“importation, transport, expédition et stockage en vue de la vente de drogues dures et de substances psychotropes, dans le cadre d’une organisation criminelle, dans le but de porter atteinte à la sécurité nationale et de troubler l’ordre et la sécurité publics”, ainsi que pour les délits de “contrebande, usurpation d’identité, immigration clandestine, séjour irrégulier et blanchiment d’argent.”
L’accusé principal est un jeune de 22 ans
L’affaire remonte à septembre 2025 lorsque la police a saisi à M’sila 113 kg de cocaïne et 225 097 comprimés de prégabaline. Selon le journal El Moudjahid, le réseau est constitué de 16 membres, dont un ressortissant guinéen. Neuf personnes ont été arrêtées et présentées devant la justice. Selon la même source, l’accusé principal est un jeune de 22 ans.
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La semaine passée, l’Assemblée populaire nationale (APN) a adopté un projet d’amendement du Code pénal rétablissant l’exécution de la peine de mort pour certains crimes graves, comme la provocation volontaire d’incendies et l’enlèvement d’enfants.
L’Algérie observe un moratoire sur l’exécution de la peine capitale depuis 1993.