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Transferts de devises d’Algérie vers la Turquie : des commerçants risquent de lourdes peines

Plusieurs commerçants se sont retrouvés mêlés à une affaire de transfert de devises de l’Algérie vers la Turquie. Ils risquent de lourdes peines.

Transferts de devises d’Algérie vers la Turquie : des commerçants risquent de lourdes peines
Des commerçants risquent de lourdes peines dans le cadre d'une affaire de transferts de devises d’Algérie vers la Turquie / Par weyo / Adobe Stock
Rafik Tadjer
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En Algérie, louer son registre de commerce peut rapporter et mener en prison. Plusieurs individus se sont retrouvés mêlés à une affaire de transfert de devises vers l’étranger. L’affaire est jugée devant le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed (Alger). Le principal accusé est un importateur de vêtements de Turquie.

Le parquet a requis de lourdes peines contre le mis en cause et plusieurs autres accusés, dont plusieurs personnes qui ont loué leurs registre de commerce.

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Il promettait 10 millions sur chaque milliard de bénéfice 

Selon un compte-rendu d’Ennahar, le principal accusé, désigné sous les initiales B.A., possède dix sociétés spécialisées dans l’importation de vêtements de Turquie.

Dans l’acte d’accusation, il est indiqué que l’importateur a effectué des opérations d’importation illégales de Turquie, blanchi et transféré des sommes colossales en devises vers ce pays où il réside, avec la complicité de plusieurs commerçants qui lui ont loué leurs registres de commerce moyennant une commission de 10 millions de centimes sur chaque milliard de centimes de bénéfice réalisé.

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Les mis en cause sont poursuivis pour blanchiment d’argent, infraction à la législation de change et du mouvement de capitaux de et vers l’étranger, faux et usage de faux dans les écritures commerciales et bancaires, abus de fonction et octroi d’indus avantages à des tiers.

Le parquet requiert 12 ans de prison 

À l’audience, les commerçants mis en cause ont nié les faits, déclarant qu’ils ne connaissaient pas l’accusé principal. Ils ont reconnu avoir loué leurs registres de commerce, mais pas à l’importateur mis en cause dans cette affaire.

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Devant la gravité des faits, le représentant du parquet a requis de lourdes peines contre les accusés, allant jusqu’à 12 ans de prison ferme. Le représentant du Trésor public a réclamé 300 millions de centimes de dédommagement à chacun des mis en cause.

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