
Des dizaines de citoyens se sont rassemblés ce dimanche 23 juin devant le siège du tribunal de Sidi M’hamed à Alger où devraient être présentés, à 14h00, devant le procureur de la République quatorze manifestants arrêtés vendredi dernier lorsque la police tentait de saisir les drapeaux amazighs qu’ils arboraient.
Des pancartes ont été brandies et des slogans scandés en soutien aux personnes interpellées, en faveur du mouvement populaire et contre le pouvoir en place.
A lire aussi : Algérie : onze nouvelles wilayas créées, voici la liste
Un communiqué du parquet rendu public dans la matinée précisait que les mis en cause étaient poursuivis pour « atteinte à corps constitué » et que l’un d’entre eux avait été arrêté en possession d’une « arme prohibée ».
De son côté, l’avocat et défenseur des droits de l’Homme, Noureddine Benisaad, a indiqué que les manifestants arrêtés vendredi sont accusés de « port d’un emblème autre que l’emblème national » et d’ « atteinte à l’unité nationale ».
A lire aussi : Tebboune dénonce des « ingérences flagrantes et une tragédie humanitaire » au Soudan
Simultanément, la chaîne A3 de l’ENTV rapportait qu’un manifestant était placé sous mandat de dépôt à Béjaïa pour avoir « déchiré l’emblème national » lors de la marche de vendredi dernier dans la même ville.
المتظاهرين المعتقلين يوم الجمعة متهمين برفع علم ليس بالعلم الوطني و المساس بالوحدة الوطنية
Selon Me Benisaad, les manifestants arrêtés vendredi sont accusés de port d’un emblème autre que l’emblème national et atteinte à l’unité nationale
Ils comparaissent à 14h00 pic.twitter.com/wUG0XXyMssA lire aussi : Algérie : le RCD tranche sur sa participation aux législatives de 2026
— Khaled Drareni (@khaleddrareni) June 23, 2019