
Les épreuves du Bac 2026 en Algérie prennent fin ce jeudi 11 juin. De nombreux cas de triche ont été enregistrés et plusieurs lourdes condamnations ont été prononcées par les tribunaux dans au moins six wilayas du pays.
Le premier cas de fraude a été signalé à Biskra dès le premier jour des épreuves. Une candidate a été prise en flagrant délit d’utilisation d’un appareil Bluetooth miniature. La jeune fille était en contact avec sa sœur qui lui a livré les réponses de l’épreuve de langue arabe, comme l’a démontré l’analyse du téléphone de la complice. Les deux sœurs ont été incarcérées. Lors de leur procès tenu lundi 8 juin, le parquet a requis 5 ans de prison. Le verdict est attendu lundi prochain.
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Des affaires de triche jugées dans six wilayas
Une affaire similaire a été jugée par le tribunal de Tlemcen. Un candidat a été surpris en train d’utiliser son téléphone portable. Après enquête, il s’est avéré qu’un complice a tenté de lui faire parvenir les réponses. Jugés suivant la procédure de la comparution immédiate, les deux mis en cause ont écopé chacun de 4 ans de prison ferme.
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La même peine, assortie de 200.000 dinars d’amende, a été prononcée par le tribunal de Chéraga (Alger) contre un candidat au Bac et sa sœur qui lui a fait parvenir les réponses par l’application WhatsApp. Ce cas de triche a eu lieu dans un centre d’examen d’Ain Benian.
À Laghouat, cinq individus sont impliqués dans une affaire de triche par des messages téléphoniques courts, SMS. Les mis en cause ont échangé les réponses de l’épreuve de langue arabe, au premier jour du Bac, le 7 juin. La justice a prononcé des peines de 4 à 5 ans de prison ferme contre les cinq accusés.
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Cinq affaires et huit mis en cause à Boussaâda
À El Oued, une fuite de sujets sur les réseaux sociaux a été interceptée par l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication. Le coupable a été vite identifié et présenté devant le tribunal local qui lui a infligé une peine de trois ans de prison ferme.
Le plus grand nombre de cas de fraude a été enregistré à Boussaâda, où la justice a traité cinq affaires impliquant huit individus. La justice a tranché dans quatre affaires, prononçant des peines de 18 à 24 mois de prison ferme. Dans la cinquième affaire, trois individus ont été incarcérés en attendant leur procès reporté au 16 juin.