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Trump humilie Israël et Netanyahou : le Maroc face à ses illusions

Le président américain Donald Trump a humilié Israël et son Premier ministre extrémiste, Benyamin Netanyahu. Le Maroc, qui se targue d’être l’ami de Trump, doit en tirer des conclusions.

Trump humilie Israël et Netanyahou : le Maroc face à ses illusions
Trump humilie Israël, un avertissement pour le Maroc/Source : Facebook Donald J. Trump
Riyad Hamadi
Durée de lecture 3 minutes de lecture
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Est-ce le début de la fin pour Benyamin Netanyahou et son gouvernement extrémiste ? Le président américain Donald Trump n’a pas mâché ses mots sur le Premier ministre israélien.

Le locataire de la Maison Blanche a habitué le monde à dire une chose et son contraire, mais cette fois, il est allé trop loin à propos de son allié israélien.

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Ses propos sont perçus par les observateurs comme une humiliation publique qui ne restera pas sans conséquences. Le Maroc, qui bombe le torse depuis son deal avec le même Trump en 2020, devrait être le premier à en tirer des conclusions.

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Donald Trump  : “Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël”

Le contexte, c’est celui de la conclusion d’un accord de paix entre Washington et Téhéran, qui s’apparente à une défaite pour le président américain qui n’a rien obtenu de consistant de Téhéran, sinon la levée d’une partie des conséquences de la guerre qu’il a lui-même déclenchée fin février dernier sous la pression de Benyamin Netanyahou.

L’accord devrait être signé le 18 juin. Jusqu’à la dernière minute, Netanyahou a tenté de le faire capoter par les bombardements qu’il refusait de cesser sur le Liban. Trump a fini par être exaspéré par le comportement du premier ministre israélien et a fini par le dire, publiquement et dans le style qu’on lui connaît.

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D’abord lundi dans le média Axios : “J’étais furieux. Il (Netanyahou, ndlr) n’a aucun p… de jugement. Je le lui ai fait savoir (…) Sans moi, il n’y aurait pas d’Israël.” Puis ce mardi au sommet du G7 à Évian, où le président américain a exprimé devant le monde entier sa désapprobation du comportement de l’armée israélienne au Liban.

“Vous n’avez pas besoin de détruire tout un immeuble à chaque fois que vous cherchez quelqu’un parce qu’il y a beaucoup de gens dans ces immeubles”, a-t-il dit, désavouant ainsi la méthode israélienne de tout raser et de cibler les civils sous prétexte de lutte contre le Hezbollah au Liban ou le Hamas à Gaza.

Donald Trump a suggéré que la lutte contre le Hezbollah soit confiée dorénavant au président syrien Ahmad Al Chareh, qui a bien des comptes à régler avec l’organisation pro-iranienne. Mais cela est une autre histoire.

Le Maroc et l’illusion de l’alliance avec Donald Trump  

Le monde retient le retrait en catastrophe de Donald Trump de cette guerre contre l’Iran qu’il a menée pour le compte de son allié israélien et contre l’avis de sa base MAGA alors que les élections de mi-mandat approchent aux États-Unis.

Le président américain a voulu limiter les dégâts pour son pays et pour les monarchies du Golfe afin de sauver ce qu’il reste de son image en prévision des élections de mi-mandat aux États-Unis.

Pour cela, il a sacrifié l’homme par qui tout est arrivé. Si, pour Trump, cette issue du conflit avec l’Iran est une défaite, pour Netanyahou, il s’agit d’un désastre. Les analystes voient mal comment il pourrait tenir face à la pression interne grandissante jusqu’aux élections de l’automne prochain.

Avant cet épilogue et pendant toute la durée du conflit, les monarchies du Golfe ont pu mesurer le degré de l’opérabilité de la protection américaine. L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn ont dû faire face avec leurs moyens de défense propres aux attaques iraniennes. En plus de protéger leurs villes, les armées de ces pays ont été contraintes de servir de bouclier aux bases américaines de la région.

Avec Donald Trump, les alliances ne sont pas faites pour durer indéfiniment. Ce qui a visiblement échappé à la diplomatie marocaine qui a fait le mauvais calcul de croire que la normalisation avec Israël était suffisante pour s’assurer le soutien du président américain en toute circonstance. Le Maroc est allé jusqu’à se targuer d’être un allié privilégié de Donald Trump, se permettant même de bomber le torse face à ses voisins algérien et espagnol.

Donald Trump a laissé se débrouiller seuls face aux attaques de l’Iran ses généreux alliés du Golfe aux ressources pétrolières illimitées et franchi le pas d’humilier publiquement Israël et son Premier ministre. Le Maroc, qui n’a rien à offrir ni à miroiter, devrait cesser de se faire d’illusions.

Pour la reconnaissance américaine de sa prétendue “souveraineté” sur le Sahara occidental, le royaume a accepté de rejoindre les accords d’Abraham. C’était tout ce qu’il avait à mettre sur la table. Or cette carte, Rabat ne peut pas l’utiliser deux fois.

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