
Drame en Tunisie. Quinze migrants ont pris place, mercredi dernier, dans une embarcation de fortune censée les mener vers les côtes européennes. Un seul est revenu vivant ! Une fin tragique les attendait cependant au large de Zarzis dans le Sud-Est du pays. Un drame qui provoque la colère en Tunisie.
Après avoir quitté la région de Zarzis, l’embarcation a mis le cap vers l’île italienne de Lampedusa, à 145 km de son point de départ. Mais dans la nuit de vendredi à samedi, et après environ 5 heures de navigation, l’eau commençait à s’infiltrer à bord, raconte le seul rescapé au média tunisien La Presse.
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Tunisie : 15 migrants partent vers l’Italie, un seul survivant
Il précise que le navire n’a pas tardé à couler et qu’il avait passé deux jours à nager dans l’espoir de rester en vie. Il a été le seul à être secouru par un navire libyen qui passait par là. 12 corps ont été ensuite repêchés sans vie, tandis que les deux autres passagers de cette embarcation demeurent introuvables.
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Si l’unique survivant attribue ce drame à la surcharge de l’embarcation, la jeunesse de Ben Guerdane dans la région de Zarzis, d’où sont issus les migrants, a laissé exploser sa colère et réclame une enquête sur les causes du drame.
Des manifestations ont vite dégénéré en affrontements avec les forces de l’ordre, samedi soir, dans la ville de Ben Guerdane. Les manifestants demandent aux autorités de décréter une journée de deuil national et d’enquêter sur cette affaire, rapporte Info Migrants.
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Des dizaines de manifestants ont lancé des jets de pierres sur les forces de l’ordre et ont allumé des brasiers en pleine rue pour demander aux autorités d’accélérer les opérations de recherche et de sauvetage, rapporte BBC Arabic.
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Drame au large de Zarzis : la faute à qui ?
Le Forum démocratique pour le travail et les libertés, parti d’opposition en Tunisie, a publié un communiqué où il rappelle que ce genre de drames est souvent « le résultat d’une économie qui n’offre pas d’espoir, engendrant chômage, marginalisation et manque de perspectives ».
Pour le président de l’Observatoire tunisien des droits de l’homme, Mostafa Abdelkebir, la Tunisie ne fait que « payer le prix de politiques européennes inhumaines et injustes » qui forcent les migrants à choisir des routes de plus en plus dangereuses.
Il est à rappeler que la Tunisie a signé en 2023, avec le gouvernement italien, un accord de plus de 250 millions d’euros, afin de lutter contre l’immigration clandestine.