
Dans une enquête publiée le 27 octobre 2026, le média américain indépendant Drop Site News révèle une coopération clandestine entre les Émirats arabes unis et les Houthis, soutenus par l’Iran.
Selon quatre sources informées du dossier citées par ce média, Abou Dhabi a transmis des renseignements aux rebelles yéménites afin de faciliter leurs opérations contre les forces soutenues par Riyad.
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Le jeu trouble des Émirats au Yémen
Des forces yéménites alignées sur les Émirats ont également participé au ciblage. Le média rapporte qu’un responsable américain a demandé à Abou Dhabi de mettre fin à cette coopération.
Ces révélations éclairent les divergences croissantes entre Riyad et Abou Dhabi sur l’avenir du Yémen.
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Depuis 2017, les Émirats soutiennent le Conseil de transition du Sud (STC), qui revendique le rétablissement de l’ancien État sud-yéménite, indépendant jusqu’à sa réunification avec le Nord en 1990.
Cette politique a fragmenté le camp anti-Houthis et affaibli le gouvernement reconnu internationalement.
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Elle répond aussi à des objectifs précis : contrôler des positions stratégiques sur le golfe d’Aden et le détroit de Bab el-Mandeb, peser sur les infrastructures portuaires, contenir le parti Islah, considéré comme proche des Frères musulmans, et limiter l’influence saoudienne.
Les deux monarchies divergent désormais sur les alliances locales, le contrôle territorial et l’organisation des équilibres régionaux.
La même logique se retrouve au Soudan. Abou Dhabi soutient les Forces de soutien rapide (FSR) par des livraisons d’armes, des moyens logistiques, des financements et le recrutement de combattants étrangers.
Ce soutien contribue à la fragmentation territoriale et institutionnelle du pays, notamment avec la consolidation d’une administration parallèle dans les territoires contrôlés par les FSR.
Au Somaliland, les Émirats ont également consolidé leur présence économique et sécuritaire auprès de cette entité qui a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991.
Le partenariat autour du port de Berbera, exploité par DP World, s’accompagne d’aménagements aéroportuaires et militaires susceptibles d’accueillir des forces émiraties, américaines et israéliennes.
Même logique au Yémen et au Soudan
Du Yémen au Soudan, en passant par le Somaliland et la Libye, où Abou Dhabi soutient le camp de Khalifa Haftar, une même logique apparaît : s’appuyer sur des acteurs locaux autonomes pour contrôler des territoires, sécuriser des infrastructures et accéder aux ressources stratégiques.
Tous ces développements illustrent ce que nous avons toujours affirmé : les Émirats sont un État pyromane qui prospère sur le chaos et la prédation.