Ali Benflis ne sera finalement pas candidat à la présidentielle du 18 avril. Il a annoncé ce dimanche à 16h10 qu’il ne déposera pas son dossier au Conseil constitutionnel, à quelques heures de l’expiration du délai légal.
Dans une allocution prononcée au siège de son parti, Talaie El Houriat, il a indiqué que « le pays traverse une période délicate » durant laquelle l’enjeu n’est pas simplement d’imposer une élection sans fraude, mais de « changer tout le système » contre lequel le candidat malheureux aux élections de 2004 et de 2014 a prononcé un véritable réquisitoire.
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« Les forces extra-constitutionnelles sont paniquées à l’approche de la fin du mandat présidentiel et n’ont trouvé comme issue qu’une candidature surréaliste. Certains disent que c’est la goutte qui a fait déborder le vase, je dis que c’est une étincelle qui éclaire notre chemin », a-t-il déclaré. « La tenue de l’élection présidentielle dans ces conditions aggravera la situation du pays. Ma place n’est pas dans l’élection mais avec le peuple », a-t-il ajouté.
Ali Benflis a toujours lié sa candidature à la décision du président Bouteflika. Vers 16h, le dépôt de la candidature du président sortant semblait inéluctable, notamment après l’annonce de la nomination d’un ministre des Travaux publics et des Transports par intérim en remplacement de Abdeghani Zaâlane, désigné la veille directeur de campagne de Bouteflika.
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L’élection du 18 avril, si elle est maintenue, se tiendra donc sans Ali Benflis.
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