
Les personnes d’origine maghrébine, dont algérienne, à la recherche d’un logement en France ont 28% de chance en moins de trouver un logement qu’une personne d’origine française ancienne, selon une enquête effectuée par SOS Racisme en Ile-de-France (région parisienne) rapportée par le journal Le Parisien ce mardi.
« Un profil asiatique a 15 % de chance en moins d’avoir un logement qu’une personne d’origine française ancienne, une personne d’origine maghrébine a 28 % de chance en moins et une personne ultramarine ou d’Afrique subsaharienne a 38 % de chance en moins », indique l’étude de SOS Racisme.
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Les équipes de l’association antiraciste ont effectué pendant une année une opération de testing de grande ampleur. Les auteurs de l’étude ont répondu à 775 annonces immobilières de location dans tous les départements d’Ile-de-France. Toutes les soumissions avaient les mêmes informations avec une seule variable : la consonance du nom de famille.
« C’est le profil ayant des origines françaises anciennes qui a obtenu le plus de retours positifs (proposition de rendez-vous ou demande de pièces complémentaires afin d’accéder au rendez-vous) avec 17 % de retours positifs », indique le rapport. « Le profil asiatique a reçu 15 % de retours positifs, le profil maghrébin a reçu 12 % de retours positifs et les profils d’Afrique subsaharien et ultramarin (d’outre-mer, ndlr) tous deux 11 % de retours positifs », synthétise le rapport.
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« La discrimination raciale est une infraction très insidieuse. Les victimes ont rarement conscience d’en avoir fait l’objet », explique Julia Levivier, responsable du pôle juridique de SOS Racisme, ajoutant : « Les preuves manquent et le testing est bien souvent la seule manière d’objectiver le phénomène ».
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