
Djamel Beghal, impliqué dans un projet d’attentat contre l’ambassade des États-Unis à Paris en 2001 et actuellement emprisonné pour sa participation à la tentative d’évasion du terroriste Smaïn Aït Ali Belkacem, va plaider à la fin du mois une libération conditionnelle avec expulsion vers l’Algérie, a annoncé son avocat dans des propos rapportés ce lundi par Ouest-France.
« Je m’étais opposé à son expulsion, il y a 10 ans, car il y avait un risque de torture. Aujourd’hui, il y a une fenêtre favorable pour le faire, je vais la plaider », a expliqué l’avocat Bérenger Tourné, qui mise sur une meilleure entente entre le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika et les anciens groupes islamistes, indique la même source.
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Selon son avocat, Djamel Beghal, originaire de Bordj Bou Arreridj, « ne peut pas sortir comme n’importe quel quidam sur le territoire. Il faut régler le problème en le confiant à l’Algérie ». Bérenger Tourné met en avant le paradoxe de maintenir sur le sol français « celui qui semble être considéré comme le plus grand meneur terroriste alors qu’il a toujours dit n’avoir rien fait ».
Beghal a été déchu de sa nationalité française en 2006. Il a été condamné en 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à dix ans d’emprisonnement après avoir été reconnu coupable d’avoir créé une association de malfaiteurs terroristes. Selon le Nouvel Obs, il deviendra durant son incarcération le mentor et « figure tutélaire » de Chérif Kouachi et Amedy Coulibaly, auteurs des sanglants attentats de Paris en janvier 2015.
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Libéré en juin 2009, il est condamné une nouvelle fois en 2010 à dix ans de prisons pour sa participation à la tentative d’évasion du terroriste Smaïn Aït Ali Belkacem, membre du GIA condamné en 2002 à perpétuité pour l’attentat à la station RER Musée d’Orsay en octobre 1995 à Paris.
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