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Affaire Drareni : Belhimer dénonce une « ingérence inadmissible »

Le ministre de la Communication Ammar Belhimer s’est exprimé de nouveau sur l’affaire du journaliste incarcéré Khaled Drareni.

Affaire Drareni : Belhimer dénonce une « ingérence inadmissible »
Chabi Ouardia
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L’affaire du journaliste incarcéré Khaled Drareni continue de susciter la polémique en Algérie. Après le président Abdelmadjid Tebboune dimanche soir, c’est au tour du ministre de la Communication porte-parole du gouvernement Ammar Belhimer de revenir cette affaire.

Dans un entretien à France 24 diffusée lundi soir, M. Belhimer a assuré que la condamnation de Drareni n’avait « aucun rapport avec l’exercice de la profession de journaliste ».

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« S’agissant du cas d’espèce (Khaled Drareni), je suis rassuré que les faits qualifiés par la Chambre d’accusation en première instance n’ont aucun rapport avec l’exercice de la profession de journaliste », a dit le ministre.

Relancée par la journaliste Soundous Brahimi, en lui rappelant que Khaled Drareni est journaliste, le ministre a répondu : « Non !. Il (Drareni) peut être journaliste mais il n’a rien fait pour formaliser cette qualité de journaliste ».

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« Il n’a pas d’agrément pour être correspondant d’un média étranger et il n’a jamais demandé un agrément », a ajouté M. Belhimer.

La journaliste lui a indiqué que Khaled Drareni avait nié être le correspondant de chaines étrangères. « Comment qualifiez-vous quelqu’un qui assure tous les jours la couverture d’évènements  d’importance nationale, envoie et commente des images envoyées à des médias étrangers et perçoit une rémunération en contrepartie, et (qui) vous dit que ce n’est pas un travail de correspondant ? C’est quoi alors comme travail ? », a interrogé Belhimer.

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« Ingérence inadmissible »

Avant de fournir sa propre explication : « Pour moi, c’est un exercice illégal du métier de journaliste. Et ce n’était pas nécessaire de le faire de la sorte, parce que l’article 50 de la Constitution protège de manière irréfragable le métier de journaliste puisque la dépénalisation des délits de presse empêche les juges de prononcer des peines privatives de liberté (à l’encontre des journalistes) ».

Le ministre a fait savoir qu’il a invité la défense du journaliste « à se prévaloir de la sérénité en exerçant l’appel contre le jugement de première instance afin que règne un climat de sérénité, loin de toute manipulation et surtout loin de toute politisation et ingérence notamment étrangères ».

Poursuivant, Belhimer a qualifié d’ « ingérence inadmissible » les nombreux messages de solidarité d’ONG internationales en faveur de Drareni.  « D’autant plus, a-t-il ajouté, les Algériens sont très attachés par patriotisme à leur souveraineté fraichement acquise et qu’ils ne tolèrent aucune voix venant d’outre-mer ».

Aux voix nombreuses en Algérie, qui s’inquiètent que le procès de Khaled Drareni sonne le glas de la liberté de la presse en Algérie, Belhimer répond : « Ceux qui tiennent ce discours rêvent de revenir à l’ancien système ».

« Un système, dit-il, qui a réduit la presse à un champ de ruines et de mines, avec des intrus et des étrangers à la profession, une oligarchie qui s’est accaparée du secteur. Si c’est de cela dont ils rêvent, et bien moi je ne mange pas de ce pain et je ne suis pas de ce combat ».

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