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L’euro établit un nouveau record historique : le dinar reprend le chemin de la dépréciation

L’euro a établi, ce lundi 7 août, un nouveau record historique face au dinar dans les cotations officielles de la Banque d’Algérie. 1 euro s’échange désormais à 128,90 dinars pour…

L’euro établit un nouveau record historique : le dinar reprend le chemin de la dépréciation
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L’euro a établi, ce lundi 7 août, un nouveau record historique face au dinar dans les cotations officielles de la Banque d’Algérie. 1 euro s’échange désormais à 128,90 dinars pour les opérations commerciales avec l’étranger, un niveau qu’il atteint pour la première fois depuis la création de la monnaie unique européenne en 1999. Depuis le début de l’année, l’euro a gagné 10,85% face au dinar.

 

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Variable d’ajustement

Pour mesurer l’ampleur de la dépréciation en 2017, il suffit de comprendre que l’euro s’est apprécié de 20,78% depuis le 7 août 2014. La moitié de la hausse sur trois ans a donc été enregistrée sur seulement huit mois de l’année 2017.

Le dinar semble suivre la courbe du dollar face à l’euro. Depuis le début de l’année, la monnaie unique européenne s’est appréciée de 12,20% par rapport au billet vert. La Banque centrale semble donc avoir ajusté la valeur du dinar pour tenir compte de cette évolution.

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Mais, dans le même temps, la Banque d’Algérie n’a pas répercuté la baisse du dollar sur le dinar. Bien au contraire : à 109,27 dinars dans les cotations officielles de ce lundi, le dollar gagne même 0,73% par rapport à la précédente cotation vendredi. Il est désormais à seulement 2,24 dinars de son record absolu (111,51 dinars). Le dinar qui baisse à la fois face à l’euro et face au dollar, les deux principales monnaies utilisées par l’Algérie dans ses transactions avec l’étranger : la situation ressemble à une dépréciation de la monnaie nationale.

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Persistance des déséquilibres

Ces nouvelles baisses interviennent après une courte parenthèse entre fin mai 2016 et début avril 2017. « Entre fin juin 2014 et fin mai 2016, le dinar a baissé par rapport au dollar américain de 28%. La baisse par rapport à l’euro est par contre plus faible : 13,2% pour le dinar, alors que le prix du pétrole a baissé de 55% », rappelait, début juillet, le professeur Nour Meddahi.

Mais, dès sa nomination à la tête de la Banque d’Algérie en juin 2016, Mohamed Loukal, contrairement à son prédécesseur, a stabilisé, voire légèrement amélioré la valeur officielle du dinar en prenant, au passage, complètement à contre-pied les recommandations des institutions financières internationales. Le FMI estime en effet que le dinar est surévalué d’au moins 20%. Un avis partagé par de nombreux économistes.

Ce retour à la dépréciation semble dicter par la persistance des déséquilibres de la balance des paiements et des finances publiques, malmenées par la baisse des prix des hydrocarbures. En dépréciant le dinar, les autorités espèrent réduire mécaniquement le déficit budgétaire. Elles pensent aussi peut-être pouvoir réduire les importations.

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