
Le dossier de la production du sucre en Algérie était, dimanche 18 mai, entre autres points, au menu du Conseil des ministres. Le président Abdelmadjid Tebboune a ordonné la prise de nouvelles mesures pour réorganiser la filière. La reprise de l’exportation de ce produit est envisagée.
L’Algérie couvre largement ses besoins en sucre grâce aux raffineries du groupe Cevital à Béjaïa et d’autres usines récemment entrées en production. Jeudi dernier, le ministre de l’industrie Sifi Ghrieb a procédé au lancement de la raffinerie Afdis à Boumerdès, reprise par le groupe public Madar après sa saisie sur une décision de justice. La capacité de l’usine est de 2.000 tonnes/jour.
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Dimanche, en Conseil des ministres, le chef de l’État a exprimé sa satisfaction des “progrès significatifs” réalisés en matière de production et de fabrication locale de sucre, notamment avec l’entrée en service de nouvelles unités et usines.
Algérie : vers la création d’un office du sucre et la reprise des exportations
Tout en félicitant le ministre de l’Industrie et l’ensemble des fonctionnaires du secteur, Tebboune a ordonné « la prise de nouvelles mesures, avec la possibilité de créer un Office nationale du sucre”.
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Cela, a-t-il dit, afin de permettre de “réguler le marché en termes de quantité de production, de couverture de la demande nationale, et des quantités destinées à l’exportation, en s’appuyant sur des statistiques précises, à même d’impacter positivement la Banque centrale« , selon un communiqué de la Présidence de la République à l’issue de la réunion du Conseil des ministres.
L’Algérie avait suspendu l’exportation du sucre à deux reprises ces dernières années, en 2020 pendant la crise sanitaire de Covid-19 puis en 2022.
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En juillet dernier, lors de la remise du trophée de la meilleure entreprise exportatrice algérienne, le président Tebboune avait annoncé “la libéralisation des exportations de certains secteurs de production, dont les capacités ont dépassé les besoins nationaux, à l’instar de l’huile, du sucre et des pâtes”.
Deux facteurs soutiennent la reprise des exportations algériennes de sucre : les capacités excédentaires de production de ce produit et la volonté des pouvoirs publics d’augmenter les exportations hors hydrocarbures afin d’atteindre 10 milliards de dollars en 2025.
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