
Le président français Emmanuel Macron a réagi ce mercredi 12 novembre à la libération de l’écrivain Boualem Sansal et a adressé un message à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune.
La relation entre l’Algérie et la France, qui est plongée dans une crise inédite depuis fin juillet 2024, a connu ce mercredi 12 novembre un rebondissement spectaculaire avec la grâce accordée par le président de la République Abdelmadjid Tebboune à Boualem Sansal.
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L’écrivain franco-algérien, proche de l’extrême droite, a quitté l’Algérie après près d’une année d’incarcération. Il a été arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger et placé sous mandat de dépôt.
Le 27 mars dernier, il a été condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à l’intégrité territoriale, une peine confirmée en appel le 1ᵉʳ juillet dernier.
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Mardi, la présidence de la République a rendu publique une demande du président allemand Frank-Walter Steinmeier à son homologue algérien pour gracier Boualem Sansal, 76 ans, pour des raisons humanitaires afin de lui permettre de se soigner en Allemagne. Ce que le chef de l’État a accepté, mettant ainsi fin au feuilleton Sansal dont s’est servie l’extrême droite française pour s’attaquer à l’Algérie.
En France, la libération de Boualem Sansal a suscité de nombreuses réactions, mais le gouvernement français a évité d’afficher une quelconque victoire.
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Libération de Boualem Sansal : la réaction de Macron
Le président Macron a expliqué que la libération de Sansal était « le fruit des efforts constants de la France et d’une méthode faite de respect, de calme et d’exigence ».
Des éléments de langage utilisés avant lui par le Premier ministre Sébastien Lecornu. « Je tiens à remercier du fond du cœur celles et ceux qui ont contribué à cette libération, fruit d’une méthode faite de respect et de calme », a-t-il dit devant le Parlement.
Le président français a dit avoir pris « acte de ce geste d’humanité du président Tebboune et l’en remercie ».
Il a enchaîné en tendant la main à son homologue algérien. « Je reste évidemment disponible pour échanger avec lui sur l’ensemble des sujets d’intérêt pour nos deux pays », a-t-il ajouté à l’adresse de Abdelmadjid Tebboune.
Le dernier échange entre les deux présidents remonte au 31 mars dernier. Lors d’un appel téléphonique, ils se sont mis d’accord sur une feuille de route pour relancer la relation franco-algérienne, mais l’arrestation spectaculaire d’un agent consulaire algérien à Paris a relancé la crise.