
Ségolène Royal succède à Arnaud Montebourg à la tête de l’association France – Algérie. L’ancienne candidate à la présidentielle française de 2007 contre Nicolas Sarkozy a été élue par le conseil d’administration de cette association jeudi 18 décembre.
À plusieurs reprises depuis le début de la crise franco-algérienne en juillet 2024, Ségolène Royal, 72 ans, a pris des positions fortes contre l’extrême-droite et la droite qui poussaient pour la rupture des relations avec l’Algérie.
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En août, l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a fustigé le président français Emmanuel Macron qui venait de prendre des mesures de restrictions des visas à l’encontre des ressortissants algériens.
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Qui est Ségolène Royal, la nouvelle présidente de l’association France – Algérie
Elle lui a reproché d’avoir confié les relations diplomatiques avec l’Algérie à un « ministre de l’Intérieur (Bruno Retailleau) nostalgique de la colonisation ». Bruno Retailleau est ensuite remplacé par Laurent Nunez à la tête du ministère de l’Intérieur lors de la nomination du gouvernement Lecornu II début octobre.
L’association France-Algérie rappelle qu’elle a été fondée le 20 juin 1963 avec le soutien du Général De Gaulle, par Edmond Michelet Garde des Sceaux, Germaine Tillion et de nombreuses personnalités qui « partageaient la conviction profonde que, après l’accession de l’Algérie à l’indépendance en 1962, elles pouvaient établir entre les deux États et les deux peuples une ère nouvelle de relation faites d’estime et d’amitié ».
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L’AFA et sa nouvelle présidente Ségolène Royal agiront pour « renforcer le développement des relations amicales et de coopération entre Français et Algériens ».
Ségolène Royal est une femme politique qui a occupé plusieurs hautes responsabilités en France.
Née le 22 septembre 1953 au Sénégal, elle a été notamment ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique de septembre 2017 à janvier 2020 ; ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat d’avril 201 à mai 2014 ; député à trois reprises entre 1988 et 2007, et deux fois ministre déléguée.
Une personnalité respectée en Algérie
Cette avocate est connue pour ses positions sur la crise entre la France et l’Algérie ainsi que sur la guerre à Gaza. Elle fait partie des personnalités citées par le président Abdelmadjid Tebboune qui pouvaient faire la médiation entre la France et l’Algérie.
« Il y a des intellectuels et des hommes politiques que nous respectons en France comme Jean-Pierre Chevènement, Jean-Pierre Raffarin, Ségolène Royal et Dominique de Villepin, qui a bonne presse dans tout le monde arabe, parce qu’il représente une certaine France qui avait son poids », a dit le président de la République dans un entretien au journal français L’Opinion publié en février 2025. En mars dernier, elle a répondu en affirmant qu’elle était « disponible pour servir à cette médiation ».