
D’abord, l’économie mondiale est sur une trajectoire de croissance molle en raison des conflits géopolitiques et du protectionnisme américain. Les cours du pétrole brut, qui a entamé l’année juste au-dessus de 60 dollars, le prix de référence de la Loi de finances 2026 en Algérie, restent erratiques et le commerce mondial au plus bas de son niveau d’antan.
Deuxièmement, l’Algérie affiche une ambition économique forte et amorce un processus de diversification hors hydrocarbures qui se consolidera avec les importants projets d’investissements enregistrés auprès de l’Agence algérienne de promotion de l’investissement (AAPI) qui a enregistré 19.000 projets pour 61 milliards d’investissement en trois ans.
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Troisièmement, l’économie algérienne continuera, malgré cela à dépendre encore des recettes des hydrocarbures et donc des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux.
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Transformation numérique
Le niveau élevé des dépenses publiques et le déficit budgétaire doivent néanmoins être mieux cernés pour éviter des conséquences négatives sur l’économie nationale sur le moyen terme.
Quatrièmement, la transformation numérique en Algérie continuera à apporter les changements structurels nécessaires pour une meilleure gouvernance, un essor de l’économie digitale et une plus grande inclusion numérique des Algériens.
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Cinquièmement, l’économie locale sera à l’honneur en 2026 à l’occasion des élections locales. L’opportunité sera donnée justement aux acteurs locaux de mieux cerner les potentialités, les défis et les difficultés à asseoir une véritable politique de développement régional.
Une meilleure représentativité au niveau local est le meilleur garant pour libérer les initiatives au service du développement durable et de la diversification du tissu économique national.
*Brahim Guendouzi est économiste