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Importations : l’Algérie met en place un « dispositif exceptionnel »

L’Algérie a légèrement assoupli les conditions d’importations en mettant en place un dispositif exceptionnel.

Importations : l’Algérie met en place un « dispositif exceptionnel »
L’Algérie assouplit les conditions d’importations. | Par pitb_1 / Adobe Stock pour TSA
Badreddine Khris
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L’Algérie assouplit sa politique d’importation, avec la mise en place d’un dispositif exceptionnel par le ministère du Commerce extérieur et de la promotion des exportations.

La mesure survient après la reconduite du Programme prévisionnel d’importation (PPI) pour le second semestre 2026. Le PPI, qui oblige les entreprises à valider leurs programmes d’achat à l’étranger par le ministère du Commerce, a été instauré en juillet 2025 pour réduire les importations, lutter contre la fraude et encourager la production nationale.

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La nouveauté est que le département de Kamel Rezig autorise, à titre exceptionnel, les opérateurs économiques à effectuer des demandes supplémentaires d’importation de matières premières ou des équipements à travers des tableaux estimatifs additionnels.

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Il s’agit de demandes qui n’ont pas été déposées dans le cadre du programme prévisionnel d’importation (PPI), rapporte le quotidien Echourouk.

Cette mesure « exceptionnelle » a été prise afin de permettre à ces producteurs locaux, notamment, de maintenir leurs activités et éviter, par ricochet, toute pénurie de produits sur le marché. 

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Les PPI viennent ainsi, satisfaire les besoins de la production, tout en accordant la priorité aux industriels locaux, en cas de nécessité absolue, dans le but de combler tout déficit et garantir une offre satisfaisante en marchandises diverses, indique la même source.

 

Des autorisations d’importation « exceptionnelles »

 

Cité par le même média, le député, Tahar Benali, membre de la commission des finances et du budget à l’APN, le ministre du Commerce extérieur, Kamel Rezig, a déclaré que son département a mis en place un « mécanisme exceptionnel permettant aux opérateurs économiques, en cas de besoins urgents qui concernent le maintien de la production et l’approvisionnement du marché, de déposer des demandes d’autorisation d’importation supplémentaires pour l’acquisition de pièces, de composants et des matières premières via des tableaux estimatifs additionnels ».

Dans son intervention au cours des débats sur le projet de loi de règlement budgétaire de 2023 à l’Assemblée, le ministre a précisé que tout produit fabriqué localement est interdit à l’importation afin de protéger et d’encourager la production nationale.

Les importations sont, en revanche, autorisées pour les produits qui ne sont pas fabriqués en Algérie pour satisfaire les besoins nationaux et éviter toute pénurie sur le marché.

Quant aux produits dont une partie est fabriquée en Algérie, le ministère adopte une « approche d’équilibre entre la satisfaction de la demande nationale et la protection du produit local en régulant les importations et les limitant à la couverture d’un éventuel déficit sur le marché », relève la même source. 

Le ministre a cité l’exemple des pièces de rechange automobiles dont l’importation est autorisée « suivant une évaluation précise de la demande réelle». Ce qui assure la poursuite des activités des opérateurs et empêche toute perturbation sur le marché sans nuire aux capacités de production locales, a-t-il fait savoir.                     

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