
L’économiste Brahim Guendouzi analyse dans cet entretien à TSA l’impact de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran depuis samedi dernier.
Hier lundi, le pétrole a franchi la barre des 80 dollars, gagnant d’un coup 10 dollars le baril. Hier, il a même dépassé en séance le seuil de 85 dollars, une première depuis plus de 18 mois.
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Quel impact économique de la guerre contre l’Iran sur l’Algérie ?
Effectivement, la hausse des cours du pétrole et les prix du MWh de gaz en Europe vont bénéficier à l’Algérie en termes de recettes d’exportation.
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Mais la conjoncture économique mondiale risque de se détériorer du fait de la hausse des coûts liés à l’énergie, le fret maritime, les primes d’assurance et la perturbation des chaînes d’approvisionnement.
Autant de facteurs qui pourraient impacter négativement l’économie algérienne. La prime de risque géopolitique va être élevée sur la plupart des actifs à l’international.
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Et l’Algérie doit être dans ce cas proactive dans ses relations économiques pour sécuriser aussi bien ses approvisionnements que ses livraisons d’hydrocarbures.
Est-ce que c’est une aubaine pour l’Algérie ?
C’est une opportunité pour augmenter ses exportations en volumes et en valeur. Mais comme l’économie algérienne est extravertie, elle risque de subir une inflation importée, des difficultés d’approvisionnement si les chaînes de valeur internationales sont perturbées à cause du trafic maritime devenu problématique.
La conjoncture économique internationale fragilisée par la perturbation dans les routes maritimes du fait que les grands armateurs vont éviter la zone du Moyen-Orient (détroits d’Ormuz et de Bab El Mendeb sur la mer Rouge et le Canal de Suez) car risqué, c’est l’allongement des itinéraires, la hausse des primes d’assurance et les risques. D’où l’augmentation et la volatilité des coûts fret maritime. Le commerce mondial passe pour 80 % par les routes maritimes.
D’autre part, l’Algérie pourra consolider sa position de fournisseur stable de gaz naturel sur le marché européen. Ceci est important vu la fragilité des pays de l’UE sur le plan énergétique.