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Guerre contre l’Iran : pourquoi les importations de l’Algérie pourraient coûter plus cher

La fermeture du détroit d’Ormuz à cause de la guerre en Iran fait flamber les prix du pétrole. Quel impact sur le commerce extérieur de l'Algérie ?

Guerre contre l’Iran : pourquoi les importations de l’Algérie pourraient coûter plus cher
Guerre en Iran : le conteneur passe de 3.400 à 8.000 $, quel impact sur les importations de l’Algérie ? | Par Kalyakan - Adobe Stock
Ali Idir
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La perturbation du trafic maritime dans le Golfe arabique, avec l’annonce par l’Iran du blocage du détroit d’Ormuz en raison de la guerre en Iran, bouleverse le commerce mondial du pétrole et du gaz.

Les conséquences vont au-delà des hydrocarbures dont les cours ont déjà flambé. Bien que ses exportations de pétrole et de gaz soient à l’abri, car ne transitant pas par cette zone géographique, l’Algérie risque en revanche de voir ses importations impactées par la nouvelle situation dans le Golfe.

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Comme l’explique à TSA un expert en logistique, même sans un blocage total du détroit, tout le commerce international risque d’être impacté à cause de l’anticipation des risques par les armateurs qui se traduit par l’augmentation des tarifs de fret.  

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À ce stade, une fermeture du détroit d’Ormuz aurait surtout un impact “indirect mais sensible” sur le transport conteneurisé, estime le spécialiste qui explique que l’on peut s’attendre à une hausse des coûts de fret liée aux primes d’assurance de guerre, à une possible réduction ou réorganisation des escales dans les ports du Golfe par les armateurs, ainsi qu’à une tension sur la disponibilité des navires et des équipements dans la région.

“Comme souvent dans ce type de situation géopolitique, même sans fermeture totale, l’anticipation du risque par le marché peut déjà générer de la volatilité sur les taux et les services”, dit-il. 

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La conséquence directe est l’augmentation des tarifs de fret, déjà très élevés ces derniers mois. 

 

Détroit d’Ormuz : quel impact sur les importations algériennes ?

 

Les coûts explosent en Asie. Une grande partie des importations algériennes proviennent de cette zone, la Chine étant le premier fournisseur du pays, avec plus de 12 milliards de dollars en 2025.

Les surcoûts du fret maritime, conjugués à la hausse des cours des hydrocarbures, risquent de provoquer une poussée inflationniste de tous les produits importés. 

L’augmentation des tarifs de fret de l’Asie vers l’Algérie est excessive : le conteneur de 40 pieds passe de 3.400 à 8.000 dollars, révèle le spécialiste.

 

Les armateurs profitent de la crise

 

Cela, en plus des surcharges de risque et de fuel que les armateurs sont en train d’appliquer, ainsi que les coûts supplémentaires induits par des délais de transit plus longs du fait du déroutement des navires par le Cap de Bonne Espérance, à la pointe sud de l’Afrique, à cause de la situation en mer Rouge.

L’impact est donc sur tout le commerce international et pas uniquement sur le fret de et vers et les pays du Moyen-Orient.

Pour le spécialiste, les surcoûts appliqués ne sont pas toujours justifiés. C’est notamment le cas pour les expéditions d’Asie, et particulièrement de Chine, vers l’Algérie.

Il n’y a pas de véritable raison pour cette augmentation énorme des taux de fret de 3400 à 8000 dollars le conteneur de 40 pieds, estime-t-il. Pour lui, en ce moment, “seulement 200 à 300 $ sont justifiés”, le reste étant de “l’opportunisme des compagnies maritimes”. 

Une telle situation démontre “l’extrême importance” de se couvrir par des contrats sur l’année et “ne prendre que 300 $ d’augmentation au lieu de 4000 ou 5000 par conteneur”. Sinon, suggère l’expert en logistique, “il faut appliquer des solutions alternatives ou renégocier quand cela est possible”.  

 

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