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Un Français d’origine algérienne parmi les « 50 qui vont faire demain »

Neil Zeghidour, un jeune Français d’origine algérienne spécialiste de l’IA vocale, fait partie de la liste de l’Obs des 50 qui « vont faire demain » en France.

Un Français d’origine algérienne parmi les « 50 qui vont faire demain »
Neil Zeghidour dans la liste des « 50 qui vont faire demain » de l’Obs/Facebook : Neil Zeghidour
Rafik Tadjer
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Le journal français Le Nouvel Obs a dressé une liste de 50 jeunes Français d’horizons divers “qui vont faire demain”. Parmi eux figure Neil Zeghidour, un génie de l’intelligence artificielle d’origine algérienne. Neil est le fils du journaliste de TV5 Monde, Slimane Zeghidour.

Le journal est allé à la rencontre de cette génération montante de Françaises et de Français de moins de 40 ans qui se distinguent dans des domaines comme l’écologie, le numérique et les enjeux sociétaux, et qui “élaborent des solutions concrètes pour rendre la planète plus vivable, les technologies plus responsables et la société plus équitable”.

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Un Franco-Algérien élevé “avec la réussite scolaire au cœur des valeurs familiales”

Neil Zeghidour, 35 ans, s’est déjà fait un nom dans le monde de la recherche en IA. Spécialisé en IA vocale, il est le directeur de la startup Gradium et membre fondateur de Kyutai, un laboratoire de recherche en intelligence artificielle.

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Son ambition, raconte-t-il au Nouvel Obs, est de mettre au point une intelligence artificielle avec laquelle il serait possible de discuter en temps réel sans passer par l’écrit, une IA capable de reproduire des voix, “comme celle du général De Gaulle ou de Donald Trump”, et qui peut aussi basculer d’une langue à une autre, ou transcrire l’oral…

D’origine algérienne, Neil a grandi à Paris “avec la réussite scolaire au cœur des valeurs familiales”, insufflées par sa mère microbiologiste et son père, journaliste spécialiste du Moyen-Orient et du Maghreb.

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Son ambition première était de devenir journaliste, comme son père. Mais il a vite changé de cap : études de mathématiques à l’université Dauphine et à l’École normale supérieure, premiers pas à la Société Générale, puis intégration du laboratoire d’intelligence artificielle de Facebook.

Une IA capable de défier les offres d’OpenAI et de Google

C’est au laboratoire Kyutai qu’il s’est mis à développer son IA conversationnelle, baptisée Moshi, “avec la vitesse de transmission informatique la plus rapide au monde” et capable de défier les offres des géants comme OpenAI et Google. “Moshi a structuré tout l’écosystème”, présente-t-il.

L’application a enregistré plus d’un million de téléchargements par mois et toutes les start-up d’IA se mettent à l’utiliser, constate son initiateur.

Neil Zeghidour s’est ensuite lancé dans l’entrepreneuriat en créant la société Gradium. Là aussi, le succès est au rendez-vous. La société a déjà réalisé l’une des plus grosses levées de fonds de l’année 2025 : 60 millions d’euros récoltés auprès de prestigieux investisseurs américains et français.

Devenu entrepreneur dans un marché dominé par les géants américains et chinois, Neil ne perd pas de vue que la mission du laboratoire Kyutai est de “rester un laboratoire de recherche, pas de commercialiser ses trouvailles”.

Lien permanent : https://tsadz.co/ibozt

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