
Le ministre français de l’Intérieur a livré, ce jeudi, les premiers chiffres des laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie pour l’exécution des OQTF visant ses ressortissants en France.
Les deux pays ont repris la coopération sécuritaire et migratoire après la visite en Algérie de M. Nunez en février dernier.
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“On ne peut pas ne pas avoir de relations avec l’Algérie”
Ce jeudi, le ministre de l’Intérieur est revenu sur le sujet lors de son passage sur Europe 1.
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“Je suis allé en Algérie parce que je pense qu’il fallait sortir de cette logique de bras de fer, d’opposition frontale, qui n’a pas marché”, a-t-il expliqué, tout en précisant qu’il ne vise pas son prédécesseur, Bruno Retailleau.
“On doit avoir des relations avec l’Algérie en matière de sécurité et en matière migratoire. On ne peut pas ne pas avoir de relations avec l’Algérie”, a-t-il ajouté, indiquant que “ce n’est pas de la soumission”, mais “un dialogue exigeant”.
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L’Algérie a délivré 120 laissez-passer consulaires depuis février
“Ce sont deux grands États qui se parlent, des responsables politiques, des responsables de la sécurité qui se parlent. C’est comme ça que ça doit fonctionner. J’ai suffisamment d’expérience pour savoir que c’est productif en termes de sécurité. Il faut que ça continue, c’est très important”, a-t-il soutenu.
Le ministre de l’Intérieur français a dévoilé, pour la première fois, le nombre de laissez-passer consulaires délivrés par l’Algérie depuis sa visite de février dernier. Le chiffre s’élève, selon lui, à 120 laissez-passer, contre aucun avant sa visite. Le nombre de reconduites aux frontières a dépassé les 140, a-t-il encore révélé, assurant que “la situation ne peut que s’améliorer”.
La reprise des vols groupés est sur la table
Interrogé sur la reprise des vols groupés pour la reconduite des personnes expulsées, Nunez a indiqué que la question sera discutée avec son homologue algérien.
“Nous avons convenu de nous voir et de discuter de la réorganisation de ces vols groupés. Je vais effectivement le recontacter pour que nous puissions remettre en place ces vols groupés. C’est l’autre élément sur lequel il faut que nous puissions aboutir maintenant assez vite”, a-t-il dit.
S’agissant du nombre d’Algériens se trouvant dans les centres de rétention administrative, le ministre de l’Intérieur français a indiqué qu’ils sont un peu plus de 700 sur 2.000 places, soit 30 à 40 % des capacités.