Direct Live Search
Search

Algérie – France : Macron veut « sécuriser » la relation avant 2027

Selon nos sources, le président Macron veut « sécuriser » la relation franco-algérienne avant son départ de l’Elysée en 2027, afin de « l’immuniser » contre une éventuelle arrivée des partisans de la rupture avec l’Algérie.

Algérie – France : Macron veut « sécuriser » la relation avant 2027
Crise Algérie – France : Emmanuel Macron lance une nouvelle initiative. | Source : Facebook Emmanuel Macron
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Suivez nous sur Google News
Suivez nous Google News
Clock 2 minutes de lecture

Le réchauffement entre Alger et Paris a franchi ce vendredi 8 mai une nouvelle étape, avec l’annonce par l’Elysée de la visite en Algérie de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants Alice Rufo et du retour de l’ambassadeur de France, Stéphane Romatet, après plus d’une année d’absence en raison de son rappel.

Proche du président Emmanuel Macron, Alice Rufo a deux principales missions en Algérie. Elle se rendra à Sétif pour y commémorer les « événements tragiques qui y ont eu lieu le 8 mai 1945 », a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison

 

A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »

« Alors même que les Français célébraient leur libération, la répression des manifestations dans les villes de Sétif, Guelma et Kherrata durait plusieurs semaines et faisait des milliers de victimes. C’est la vérité de notre histoire et c’est l’honneur de la France de la regarder en face », a déclaré la Présidence française.

L’Elysée explique cette démarche par la volonté d’Emmanuel Macron de traiter des relations entre la France et l’Algérie avec « honnêteté, dans le respect de toutes les mémoires qui y sont liées. »

A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations

 

Deux missions pour Alice Rufo en Algérie

Conscient de l’importance du dossier de la mémoire qui constitue pour Alger un pilier fondamental de sa relation avec Paris, l’Elysée a indiqué que la « lucidité » avec laquelle la France regarde l’histoire doit aujourd’hui permettre de « nouer des relations confiantes et prometteuses pour l’avenir, dans l’intérêt même des peuples français et algérien ».

En plus de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, Alice Rufo va évoquer, avec les autorités algériennes, les « prochaines étapes de la consolidation de nos relations bilatérales », précise l’Elysée, sans donner de détails.

Alice Rufo dira aux autorités algériennes « l’appréciation » de Macron pour la « reprise de notre coopération consulaire, sa volonté d’amplifier les résultats déjà obtenus et de restaurer un dialogue efficace, respectueux de l’intérêt national de chacun, dans notre intérêt commun », ajoute la présidence française.

Cette reprise a été actée lors de la visite en février dernier à Alger du ministre de l’Intérieur français Laurent Nunez qui a confirmé jeudi le retour à la normale dans les domaines migratoire et sécuritaire entre les deux pays.

La nouvelle initiative de Macron pour renouer avec l’Algérie après une crise de près de deux ans sera aussi portée par l’ambassadeur Stéphane Romatet qui retrouve son poste à Alger après près de 13 mois d’absence.

M. Romatet a été rappelé par Paris le 15 avril 2025 après l’expulsion par Alger d’agents consulaires français en représailles à l’arrestation d’un agent consulaire algérien à Paris.

 

Macron veut réparer la relation avec l’Algérie avant son départ

 

« Il travaillera sur tous les aspects de notre coopération bilatérale, dans un esprit de réciprocité, avec une attention prioritaire au retour en France de notre compatriote, M. Christophe Gleizes », précise l’Elysée.

Condamné à sept de prison en Algérie en juin dernier, ce journaliste a renoncé à son pourvoi en cassation et sa famille attend un geste du président Tebboune pour sa libération.

Selon nos sources, le président Macron veut « sécuriser » la relation franco-algérienne avant son départ de l’Elysée en 2027, afin de « l’immuniser » contre une éventuelle arrivée des partisans de la rupture avec l’Algérie qu’il a qualifié de « mabouls », allusion à l’extrême droite et à la droite.

 « Emmanuel Macron ne veut pas finir son second mandat par un échec avec l’Algérie. Il ne veut pas laisser une relation cassée. Il lui reste une année utile pour le faire », explique un proche du dossier. Les contours de la nouvelle initiative du président français ont fait l’objet de discussions avec la partie algérienne qui a également ses attentes et ses exigences. 

 

Lien permanent : https://tsadz.co/7xwpl

TSA +