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Décès de Abdelhalim Kadri : l’Algérie perd un pilier de l’industrie nationale

Abdelhalim Kadri s’est éteint jeudi à l’âge de 84 ans. Avec sa disparition, l’Algérie perd un pilier de l’industrie nationale et un grand opérateur économique.

Décès de Abdelhalim Kadri : l’Algérie perd un pilier de l’industrie nationale
L’industriel Abdelhalim Kadri, fondateur de Kadri Luminaire, s’éteint à 84 ans / Photo : Facebook - Kamel Moula
Ali Idir
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L’Algérie perd un capitaine d’industrie et un entrepreneur engagé qui a œuvré pour l’amélioration du cadre de l’investissement dans le pays.

Abdelhalim Kadri, fondateur et dirigeant du groupe Kadri Luminaire, est décédé jeudi 7 mai à Blida, à 84 ans. Le défunt était aussi connu pour son action à la tête de l’organisation patronale CEI (ex-CEIMI), le club des entrepreneurs de la Mitidja dont il est l’un des fondateurs.

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L’industriel a su faire d’une modeste entreprise familiale un fleuron national dans son secteur, les luminaires et le matériel d’éclairage. Il a fondé le groupe Kadri Luminaire sur l’héritage de la fabrique familiale, active depuis 1948.

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Le groupe présente aujourd’hui sa dynamique et sa tradition comme une “donnée sûre du paysage luminaire”, “reconnue tant en Algérie qu’à l’étranger”.

De père en fils, le groupe Kadri Luminaire rayonne depuis 1948 sur l’industrie du verre”, écrit l’entreprise dans la présentation de sa participation au salon Batimatec qui vient de s’achever au palais des expositions d’Alger.

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Avec sa longue expérience dans le domaine du luminaire, le groupe spécialisé dans la fabrication de produits d’éclairage public et de mobilier urbain occupe aujourd’hui une place de choix dans cette industrie, indique-t-on.

Pour Hassen Khelifati, patron de la compagnie Alliance assurances, Abdelhalim Kadri, a marqué son époque en tant qu’industriel et figure emblématique du mouvement patronal algérien. « Je l’ai connu dans le mouvement patronal algérien post 1988 dont il était l’une des grandes figures aux côtés d’autres comme Chaâbani Louardi et Mohamed Arezki Lounis-Khodja. À l’époque, pour nous les jeunes entrepreneurs, Abdelhalim Kadri était un exemple et un repère », explique-t-il à TSA.

Hassen Khelifati rend hommage à un « grand bâtisseur » et un « grand entrepreneur », qui même après avoir passé le relais à ses enfants pour la gestion de Kadri Luminaires, a continué à travailler à et lancer des projets dont le dernier est L’Arbre vert, une pépinière sur six hectares à Blida.

Abdelhalim Kadri, une grande figure du mouvement patronal algérien

L’homme qui éclairait les rues des villes algériennes avec ses lampadaires part en laissant un groupe en pleine croissance qui se diversifie dans les produits destinés aux énergies renouvelables.

« Il a réussi dans ses deux projets phares. Son groupe était le premier fabricant algérien de lustreries avant de se développer dans l’éclairage public, et il fait partie des fondateurs du CEIMI qui est l’une des plus importantes organisations du pays », a résumé Hassen Khelifati qui perd un beau-père « entrepreneur dans l’âme ».

À l’organisation patronale CEIMI dont il est l’un des fondateurs en 1998, Kadri a connu Kamel Moula, qui dirige aujourd’hui la principale organisation patronale algérienne, le CREA (Conseil du renouveau économique algérien).

Plus qu’un homme respecté dans son domaine, il était pour moi un véritable repère. J’ai énormément appris à ses côtés : sa sagesse, son humilité, sa vision et sa manière d’aborder les choses avec calme et intelligence resteront gravées dans ma mémoire”, a écrit sur les réseaux sociaux Kamel Moula, qui est devenu en 2014 le plus jeune président du CEIMI.

Kamel Moula a rendu hommage à “un pilier de l’industrie et un grand opérateur économique”.

Les personnes comme lui laissent une empreinte bien au-delà de leur parcours professionnel. Son héritage humain restera vivant à travers tous ceux qu’il a inspirés et accompagnés”, a écrit le président du CREA.

Lien permanent : https://tsadz.co/9fnmm

TSA +