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Bac 2026 en Algérie : deux sœurs écrouées pour « fraude »

Soupçonnées de fraude au Bac 2026 dont les épreuves ont commencé dimanche, deux sœurs ont été placées sous mandat de dépôt à Biskra

Bac 2026 en Algérie : deux sœurs écrouées pour « fraude »
Deux sœurs écrouées à Biskra en Algérie pour fraude au Bac 2026 / Par andreaobzerova / Adobe Stock
Rafik Tadjer
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Le premier cas de fraude au Bac 2026 en Algérie a été enregistré à Biskra au premier jour des épreuves qui ont débuté dimanche 7 juin.

Deux jeunes filles, une candidate et sa sœur, ont été prises en flagrant délit d’utilisation d’un moyen de communication à distance, ce qui est formellement interdit pendant les examens scolaires.

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Sa sœur lui envoie le corrigé par Bluetooth 

Selon un communiqué du tribunal de cette ville du sud-est de l’Algérie, une candidate au centre d’examen du lycée Larbi Ben M’hidi a été surprise par les surveillants en train d’utiliser un appareil bluetooth miniature pendant l’épreuve de langue arabe dimanche. La direction de l’éducation de la wilaya a déposé plainte.

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La candidate avait transmis le sujet à sa sœur qui lui a ensuite envoyé les réponses, comme l’a montré l’analyse du téléphone, selon la même source.

Présentées devant le parquet, les deux sœurs sont poursuivies pour fuite de sujets et de réponses du Bac via les moyens de communication à distance, conformément à l’article 253 alinéa 7 du Code pénal. Les deux mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt en attendant l’examen de l’affaire prévu lors de l’audience de ce lundi 8 juin, précise la même source.

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Ce que prévoit le Code pénal 

Les téléphones portables et autres appareils de communication sont systématiquement confisqués à l’entrée des centres d’examen. Dimanche, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Sadaoui, a indiqué à partir de Tizi-Ouzou que la connexion Internet sera coupée dans les environs des centres d’examen.

Outre les mesures pratiques prises chaque année pour prévenir la fraude, l’Algérie a durci drastiquement sa législation pour lutter contre ce fléau. Le Code pénal prévoit des peines de 1 à 3 ans de prison pour les tricheurs, de 5 à 10 ans s’il y a concertation et de 7 à 15 ans de prison si la divulgation des sujets aboutit à l’annulation des épreuves en partie ou en totalité.

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