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Élections législatives algériennes : le geste provocateur d’un maire français

Un maire RN d’une commune de France a décidé de ne pas mettre de locaux communaux à disposition lors des élections législatives algériennes du 2 juillet.

Élections législatives algériennes : le geste provocateur d’un maire français
La ville de Carcassonne ne mettra pas de locaux municipaux à disposition de l'Algérie dans le cadre des élections législatives/Par Rawf8 / Adobe Stock
Riyad Hamadi
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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L’Algérie et la France ont beau avancer sur le chemin du réchauffement de leurs relations, l’extrême droite française maintient son discours belliqueux.

Un maire du Rassemblement national (RN), celui de Carcassonne (dans l’Aude, au sud de la France), a pris une décision pour le moins provocatrice en lien avec les élections législatives algériennes du 2 juillet prochain.

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Le maire de Carcassonne ne veut pas d’élections algériennes dans sa ville

Le maire Christophe Barthès a tout simplement refusé que des locaux de la ville servent de centres de vote pour les ressortissants algériens. Ce qui équivaut à empêcher la tenue du scrutin dans sa commune.

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Le maire d’extrême droite a indiqué sur les réseaux sociaux que la ville de Carcassonne ne mettra pas de locaux municipaux à disposition de l’Algérie dans le cadre des élections législatives du 2 juillet prochain. La raison invoquée est que les relations entre Paris et Alger ne seraient pas bonnes en ce moment.

La décision, a-t-il motivé, « s’inscrit dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre l’Algérie et la France, marqué par des prises de position répétées des autorités algériennes à l’encontre de notre pays, de ses institutions et de ses représentants ». À court d’arguments recevables, le maire a aussi évoqué la détention en Algérie de l’écrivain Boualem Sansal et du journaliste Christophe Gleizes.

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Des arguments irrecevables

Tout en tentant de faire croire que sa décision « ne vise en aucun cas les habitants de Carcassonne ou les ressortissants algériens » auxquels, prétend-il, réaffirmer son « respect le plus absolu », Christophe Barthès a indiqué qu’il s’agit d’un « choix politique assumé » à l’égard des autorités algériennes et de « leur attitude à l’égard de la France ».

Comme tout ce que dit l’extrême droite à propos de l’Algérie, le discours de ce maire RN est truffé de mensonges. Déjà, les « fortes tensions diplomatiques » dont il fait état se sont nettement apaisées ces derniers mois et plusieurs ministres du gouvernement français se sont félicités de la reprise du dialogue et de la coopération sur plusieurs dossiers.

Aussi, l’édile de Carcassonne feint d’ignorer que Boualem Sansal a été remis en liberté il y a plus de six mois dans le cadre d’un geste humanitaire du président algérien, bien qu’il soit coupable d’une grave atteinte à l’histoire du pays et à l’intégrité de son territoire.

Quant aux ressortissants algériens qu’il prétend respecter, ce sont bien eux qui subiront les retombées de sa décision irréfléchie en se retrouvant contraints, si la décision est mise à exécution, de faire de longs déplacements pour pouvoir voter le 2 juillet prochain.

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