
L’Algérie prépare un nouveau tour de vis pour renforcer le contrôle sur les opérations d’importation.
Tout en s’attelant à fermer les brèches dans les dispositions réglementaires que certains opérateurs exploitent pour frauder et à durcir l’acte d’importer notamment des produits finis, les autorités algériennes préparent la mise en place d’un nouveau dispositif de contrôle sanitaire qui sera déployé dans les ports et aéroports du pays.
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En plus des obstacles dressés en amont, des barrières sanitaires seront installées à l’entrée du territoire national pour filtrer les produits importés. Cette mesure a été prise par le président Abdelmadjid Tebboune lors du Conseil des ministres tenu dimanche 7 juin.
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Les ministères du Commerce intérieur et de la Santé ont été chargés par le chef de l’État de « créer et de gérer des laboratoires de contrôle des produits de consommation dans tous les ports et aéroports du pays », a indiqué la Présidence de la République dans un communiqué publié à l’issue de ce conseil.
Des normes sanitaires pour le filtrage des produits importés
Le président Tebboune a en outre chargé le ministère du Commerce intérieur d’être « responsable du contrôle des produits de consommation, y compris tous les types de viande », et celui de l’Agriculture du « contrôle de la qualité et des variétés de céréales. »
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Depuis, les ministres concernés sont mobilisés pour concrétiser les instructions présidentielles.
Jeudi, les ministres du Commerce intérieur, Amel Abdellatif, de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, de l’Agriculture, Yacine Oualid, ont tenu une réunion durant laquelle ils ont installé un « groupe de travail technique chargé de mettre en place l’ensemble des dispositions et mesures nécessaires à la mise en œuvre des orientations données lors de la réunion du Conseil des ministres ».
Le même jour, une autre séance de travail sur le même dossier a été tenue en présence du Premier ministre, Sifi Ghrieb, et des trois ministres concernés par la mise en place de ce nouveau dispositif.
Les services du Premier ministre ont indiqué dans un communiqué qu’un groupe de travail a été installé. Sa mission : mettre en « œuvre les mesures nécessaires pour la mutualisation et la rationalisation de l’utilisation des ressources matérielles et humaines des laboratoires d’analyse et de contrôle de conformité au niveau national, et de l’élaboration et la mise en œuvre de normes algériennes applicables aux produits importés destinés à la consommation locale ».