
L’Algérie continue de muscler son dispositif de contrôle des importations. En plus des mesures bancaires et administratives, les autorités planchent sur l’ajout d’une couche sanitaire au système de surveillance.
Pour une meilleure coordination, une réunion de concertation entre les différents services concernés a été tenue jeudi 14 mai au siège du ministère de la Santé à Alger.
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Selon un communiqué du ministère, la réunion intervient conformément aux instructions du président de la République Abdelmadjid Tebboune, visant à “renforcer le système de contrôle et la protection de la santé des citoyens”.
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Outre les responsables des ministères de la Santé et du Commerce intérieur, la réunion a vu la présence des experts de l’Institut national de police scientifique et de criminalistique de la Gendarmerie nationale, ainsi que ceux de l’Institut Pasteur d’Alger et du Centre national de toxicologie.
L’objet de la rencontre est le “renforcement de la coordination multisectorielle en matière de contrôle de la qualité et de la conformité des produits importés par voie frontalière”, afin de “garantir leur conformité aux normes sanitaires et réglementaires en vigueur”, précise le communiqué.
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Détecter “tout produit susceptible de constituer un danger pour la santé”
Il a été question pendant la réunion, ajoute la même source, de l’adoption d’une “stratégie nationale globale et intégrée” de contrôle des produits importés par voie frontalière, fondée sur “une approche proactive reposant sur la coordination multisectorielle, le renforcement des mécanismes de vigilance et de contrôle sanitaire”, ainsi que l’harmonisation des procédures de contrôle et d’analyse conformément aux normes nationales et internationales. Cela, afin de garantir “la protection de la santé des citoyens et de renforcer la sécurité sanitaire nationale”.
Les participants se sont penchés sur la définition des domaines d’intervention des services compétents de chaque secteur dans le cadre de ce processus, ainsi que sur l’étude des modalités pratiques permettant de mettre en œuvre les mesures de contrôle sur le terrain.
L’objectif étant d’assurer “une plus grande efficacité dans la lutte contre tout produit susceptible de constituer un danger pour la santé des citoyens ou de porter atteinte à la sécurité du marché national”.