
La campagne électorale pour les élections législatives du 2 juillet a bouclé sa première semaine. Malgré la coïncidence de la Coupe du monde 2026, les candidats tentent de capter l’intérêt des électeurs, mais ils n’arrivent pas à mobiliser les foules.
Les panneaux d’affichage sont curieusement vides. Au Val d’Hydra, quartier huppé d’Alger, sur 12 emplacements, un seul est occupé.
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Bien que l’exercice soit compliqué vu le fort engouement de la société, notamment la jeunesse, pour la compétition mondiale à laquelle prend part de surcroît la sélection algérienne, cela n’empêche pas les candidats d’investir le terrain, les médias et aussi les réseaux sociaux.
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Législatives du 2 juillet : l’Anie rappelle les règles de l’éthique électorale
L’autorité électorale indépendante (Anie) a fait un rappel important ce mercredi 17 juin. Elle a rappelé les intervenants dans les rencontres publiques ou dans les médias de respecter certaines règles de l’éthique politique et électorale.
L’Autorité a appelé dans un communiqué l’ensemble des candidats à veiller, pendant la campagne et durant le silence électoral, au respect des « principes fondamentaux du régime électoral, de l’éthique et de la déontologie des pratiques électorales, ainsi qu’au bon déroulement des opérations électorales ».
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Les prétendants à la députation sont ainsi exhortés à « s’abstenir d’utiliser les lieux de culte, les moyens de l’État, les collectivités locales et les établissements publics ou d’exploiter les lieux de travail à des fins de campagne électorale ou d’abuser de leurs postes ou fonctions pour influencer de quelque manière que ce soit le libre choix des électeurs ».
Ce rappel survient alors que la campagne a consommé sa première semaine, sans saillie notable ni incident. Le schéma ne diffère pas de ceux des précédentes échéances législatives, avec des candidats qui multiplient les rencontres de proximité, appuyés par des meetings des chefs de partis.
Les chefs de partis descendent sur le terrain
Moundir Bouden, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Abdelkrim Benmbarek, SG du FLN, Fateh Boutbig, président du Front El Moustakbal, Abdelali Hassani Cherif, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et Lamine Osmani de Sawt Chaâb sillonnent les wilayas.
Il y a aussi Youcef Aouchiche du FFS, Abdelkader Bengrina du Mouvement El-Bina, Louisa Hanoune, la secrétaire générale du Parti des Travailleurs, et d’autres chefs de partis qui sont descendus dans l’arène pour prêter main forte à leurs listes.
Point commun de toutes les interventions entendues jusque-là : les appels lancés pour une forte mobilisation des électeurs le jour du scrutin. Outre le nombre de sièges que remportera chaque liste, le taux de participation est l’autre enjeu important de ce vote.
Si la campagne est impactée par la participation des Verts à l’événement footballistique mondial, elle n’échappe pas aussi à la conjoncture géostratégique, cette fois en termes de contenu.
Les candidats et les chefs de partis sont unanimes à souligner la nécessité de consolider la cohésion du front interne face aux développements sur la scène internationale, d’ancrer la pratique démocratique et de renforcer la confiance.
Front interne et défense des intérêts du citoyen en point commun
« La construction de l’État et de ses institutions ainsi que la définition de son avenir constituent une responsabilité collective », a estimé le chef du RND à Illizi.
« Le fait d’élire des institutions fortes, grâce à une participation importante des citoyens, est le meilleur moyen d’atteindre les grands objectifs du pays », a soutenu pour sa part Mohamed Douibi, du mouvement Ennahdha, dans un rassemblement à Constantine.
Abdelali Hassani Cherif a, lui, expliqué à Alger que le programme du MSP repose sur « le renforcement de la souveraineté nationale en vue d’édifier un État émergent disposant de toutes les compétences nécessaires pour façonner l’avenir ».
Les autres thématiques qui reviennent dans les discours sont le développement économique et la prise en charge des préoccupations des citoyens, en tête desquelles la préservation et le renforcement du pouvoir d’achat.
« Nous vivons parmi notre peuple et en échangeant avec ses composantes, nous pouvons percevoir les préoccupations et les problèmes quotidiens comme le chômage, le pouvoir d’achat, le transport, le logement, les routes, les équipements publics », a déclaré ce mercredi à Réghaia (Alger) Louisa Hanoune, qui s’est notamment engagée à défendre les retraités.
La campagne s’emballe encore plus sur les réseaux sociaux avec un recours de plus en plus marqué des candidats à ce nouveau moyen de communication de masse, et même, pour certains, à l’intelligence artificielle dans l’élaboration des spots de campagne. Chez les internautes, les saillies de Abdelkader Bengrina et de Moundir Bouden sont particulièrement partagées et commentées.