
Le gouvernement monte au créneau pour sauver la pastèque. Ce « fruit du pauvre » fait face à une crise inédite après la diffusion de rumeurs, pourtant démenties, sur des cas d’intoxication alimentaire dus à sa consommation à Batna.
Ces rumeurs ont plongé la filière algérienne de la pastèque, avec une chute vertigineuse des prix et des ventes au plus bas. Face à cette crise, le gouvernement a réagi en deux temps.
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
Algérie : le gouvernement s’implique dans la défense de la pastèque
Samedi, le ministère du Commerce intérieur et de la Régulation du marché a dévoilé les analyses effectuées en laboratoire sur un échantillon de pastèques pour rassurer les consommateurs sur la qualité de ce fruit alors que sa saison bat son plein. Il a affirmé que les analyses effectuées n’ont montré aucun problème particulier sur les pastèques.
Ce lundi, c’est le gouvernement est revenu à la charge en haussant le ton. Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a rappelé, qu’à la diffusion d’informations sur les réseaux sociaux sur l’impropriété de la pastèque, que les résultats d’analyses en laboratoire « réfutent catégoriquement ces allégations ».
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
« Ce sont que de fausses informations destinées à nuire à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire du pays, alors même que divers secteurs économiques connaissent une dynamique de croissance, notamment avec la présence de produits agricoles nationaux sur les marchés étrangers », a dénoncé le département de Saïd Sayoud.
Crise de la pastèque : le ministère de l’Intérieur menace
Les ministères de l’Intérieur, du Commerce intérieur, de l’Agriculture appellent les Algériens à « ne pas se laisser induire en erreur par ces rumeurs infondées », et rappellent que la santé publique demeure une « priorité absolue » des pouvoirs publics, qui sont « pleinement engagés à protéger les consommateurs et à garantir leur sécurité. »
Le ministère de l’Intérieur souligne que les « actions entreprises par certaines personnes ou associations actives dans la protection des consommateurs, telles que l’Association algérienne pour la protection et l’orientation des consommateurs et de leur environnement, constituent un manquement à leurs obligations. Par conséquent, ils doivent respecter les principes et normes en vigueur dans leur domaine de compétence et faire part de leurs préoccupations aux autorités compétentes, sans traiter de sujets qui ne relèvent pas de leur compétence ».
Le département de Saïd Sayoud a enchaîné en lançant une mise en garde à ceux qui continuent à propager les rumeurs sur la pastèque, en réaffirmant son droit de « prendre les mesures prévues par la législation et la réglementation applicables à l’encontre de tout contrevenant, y compris la suspension des activités de l’association, conformément aux dispositions de l’article 40 de la loi n° 12-106 du 12 janvier 2012 relative aux associations. »