
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a lancé lundi un nouvel appel à la diaspora algérienne pour prendre part au développement du pays, tout en estimant que l’Algérie a changé de regard vis-à-vis de sa diaspora.
« Ils ne sont pas dans le besoin, ils sont bien installés et sont à l’aise matériellement. Ils demandent à participer au développement du pays. À un moment, on les montrait du doigt », a-t-il dit lors de son entrevue avec des médias nationaux, qui a été diffusée lundi soir sur la Télévision algérienne.
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Le président Tebboune a enchaîné en invitant les membres de la diaspora à revenir investir dans leur pays d’origine et à mettre leur expertise au service du pays. « Bienvenue à chacun d’aux dans son pays, c’est le moment », a-t-il dit.
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L’Algérie se trouve aujourd’hui à un « tournant » de son développement et « s’apprête à franchir une nouvelle étape », a ajouté le chef de l’État. « Les gens n’ont pas conscience de ce qui se fait. L’Algérie, dans cinq ans, ne sera pas l’Algérie d’aujourd’hui », a-t-il dit.
Tebboune lance un appel aux médecins algériens basés à l’étranger : « Venez lancer des cliniques »
Selon lui, ce développement doit bénéficier à toutes les catégories sociales, et pas uniquement à une élite, et il a évoqué son ambition d’améliorer le pouvoir d’achat des Algériens.
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Abdelmadjid Tebboune a ensuite insisté sur les connaissances et l’expérience acquises par les membres de la diaspora algérienne à l’étranger, estimant qu’elles constituent un levier important pour accélérer le développement du pays.
Selon lui, faire appel à ces compétences permettrait de gagner un temps précieux. « Sur des compétences construites en 20 ans, elle (la diaspora) peut aider à former en quatre ans », a-t-il soutenu.
Le président a indiqué avoir engagé plusieurs mesures destinées à faciliter l’investissement des membres de la diaspora. À titre d’exemple, il a évoqué des médecins auxquels il a fait appel pour participer à l’ouverture de cliniques en Algérie. « On a des professeurs, des cancérologues extraordinaires. J’ai fait appel à eux, je leur ai dit, venez, ouvrez une clinique, créez un hôpital de pointe. Venez, on vous donne un prêt bancaire. On vous réserve un terrain. Venez créer des universités », a-t-il lancé.