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En déclin en Algérie, Al Qaïda cherche à se regrouper en Tunisie

L’élimination d’un dirigeant terroriste d’Al Qaïda par les forces spéciales tunisiennes peu après s’être infiltré en Tunisie a provoqué des inquiétudes quant à la volonté d’Al Qaïda de se regrouper…

En déclin en Algérie, Al Qaïda cherche à se regrouper en Tunisie
PAS LIBRE
Ladjouzi Nassim
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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L’élimination d’un dirigeant terroriste d’Al Qaïda par les forces spéciales tunisiennes peu après s’être infiltré en Tunisie a provoqué des inquiétudes quant à la volonté d’Al Qaïda de se regrouper dans le pays, alors que l’État islamique a subi des pertes majeures dernièrement, rapporte l’agence Reuters qui cite des sources sécuritaires.

Les forces tunisiennes ont éliminé le mois dernier le terroriste Bilel Kobi, lieutenant du leader d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi) Abdelmalek Droudkel, dans les régions montagneuses séparant l’Algérie et la Tunisie. Kobi était apparemment en mission visant à réunir les groupes dissidents d’Al Qaïda, mettant en alerte l’armée tunisienne face au risque de prochaines infiltrations.

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Le recul de l’État islamique et la perte de tous ses territoires en Libye ainsi qu’en Syrie et Irak a encouragé Al Qaïda à chercher à attirer de nouvelles recrues parmi les rangs de Daech. « Al Qaïda veut investir dans le récent déclin de l’État islamique pour se réorganiser et émerger de nouveau, alors qu’elle cherche à se restructurer notamment en Algérie, Libye et Tunisie en désignant de nouveaux leaders locaux sur le terrain », a indiqué une source sécuritaire citée par Reuters.

Des centaines de Tunisiens ont rejoint des groupes djihadistes en dehors du pays mais il demeure incertain combien d’entre eux sont revenus au pays, car un nombre important d’entre eux ont été tués en Syrie et ailleurs, ont indiqué les responsables tunisiens.

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La branche tunisienne d’Aqmi, baptisée Okba Ibn Nafaa, est divisée en quatre groupes basés dans la région montagneuse d’El Kef et Kasserine, près de la frontière algérienne. Le haut de la hiérarchie est dominé par des ressortissants algériens, tandis que les groupes rivaux vaguement associés à Daech sont dirigés par des Tunisiens. L’élimination du terroriste Bilel Kobi intervenait alors qu’il cherchait justement à rallier les groupes dissidents à Aqmi. « Okba a des douzaines de combattants. Chaque groupe peut avoir jusqu’à vingt terroristes », a indiqué une source tunisienne.

Les indications tendent à montrer que les terroristes d’Aqmi cherchent à traverse la frontière algéro-tunisienne, alors que l’armée algérienne a mené avec succès plusieurs opérations anti-terroristes ces deux dernières semaines, tuant huit terroristes à Khenchela pour le chef du groupe quelques jours plus tard.

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« Aqmi est en déclin en Algérie, le groupe ne peut se restructurer ou de redéployer ici », a affirmé une source sécuritaire algérienne. Une source sécuritaire tunisienne affirme toutefois qu’un commandant régional d’Aqmi est resté à l’est de l’Algérie, déterminé à réorganiser l’organisation à travers l’Afrique du Nord, pas seulement en Tunisie.

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