
Le Parti des travailleurs (PT) de Louisa Hanoune soupçonne des velléités de déstabilisation de la compagnie Sonatrach après les déclarations du vice-président du groupe, vite démenties le lendemain.
| LIRE AUSSI : Cession de filiales : Sonatrach corrige les propos de son vice-président
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Dans un communiqué qui a sanctionné les travaux du Secrétariat du bureau politique (SBP) du parti tenus ce mercredi à Alger, le PT considère que « les propos gravissimes tenus par un vice-président de la Sonatrach, quelques jours seulement après l’intervention du président de la République ordonnant un coup d’arrêt au retour à la politique de « privatisation / pillage/ prédation », sous prétexte de partenariat, sont incompréhensibles et troublants à plus d’un titre ».
Le SBP, « tout en prenant acte du démenti de la direction générale de la Sonatrach qui a désavoué les propos tenus par son vice-président, exprime ses plus grandes inquiétudes surtout que ces déclarations sont intervenues après des propos tenus par les responsables du secteur évoquant la « nécessité » d’amender la loi sur les hydrocarbures pour lui donner plus d’ « attractivité » », note le texte.
A lire aussi : Visas diplomatiques : l’Algérie accuse la France de « mauvaise foi »
« Qui veut revenir au projet de Chakib Khellil de 2001 qui prévoyait la cession jusqu’à 70% du capital de Sonatrach pour les compagnies étrangères ? Veut-on revenir au système hypothétique des concessions ? », s’interroge le parti. Le SBP alerte sur les « dangers mortels » que constitue toute remise en cause de la propriété collective des hydrocarbures, telle que définie par la Constitution. « Qui a donc intérêt à déstabiliser ce secteur névralgique et avec lui le pays entier ? », s’interroge encore le parti de Louisa Hanoune.
Au registre politique, le PT a annoncé qu’il dévoilera, mercredi prochain, le « contenu et la forme » de son initiative politique adoptée le week-end dernier.
A lire aussi : L’Algérie instaure un triple contrôle des importations