
Le projet de loi définissant les règles générales relatives à la Poste et aux télécommunications a été voté ce mardi 20 février par l’APN. Gelé depuis décembre dernier pour des motifs qui restent inconnus, le texte de loi n’a subi finalement aucun changement.
Cela a poussé les députés à s’interroger sur les raisons du blocage : « Personne n’est en mesure de confirmer aujourd’hui les raisons du report, même la ministre », précise un membre de la commission des télécommunications de l’APN à TSA.
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Dans un point de presse organisé en marge de l’adoption du texte de loi, la première responsable du secteur, Houda Feraoun, a justement esquivé cette question, préférant s’attarder sur « les efforts » du secteur pour améliorer l’accès à internet ainsi que la qualité des services fournis aux internautes en Algérie.
Cette dernière a d’ailleurs remis en cause les rapports de l’agence digitale « We are social » qui place l’Algérie parmi les pays aux faibles débits de connexion : « Cette agence n’est pas connue, seuls les rapports de l’Union internationale des télécommunications (ITU) comptent parce qu’ elle a les moyens et les données justes lui permettant de classer les pays », précise la ministre.
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« L’ITU reconnait chaque année les efforts fournis par notre pays dans ce domaine », poursuit-elle. De l’avis de Feraoun, les rapports « négatifs » sur l’Algérie s’expliquent par une arrière-pensée purement commerciale et vise « à pousser l’Algérie à ouvrir le secteur davantage non par le soucis d’investir mais pour monopoliser le marché ».
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