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Sahara occidental : le Maroc pointe le rôle de l’Algérie

Alors qu’il se trouvait toujours à Nouakchott pour le sommet de l’Union africaine, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a donné un entretien, ce mardi 03 juillet, à…

Sahara occidental : le Maroc pointe le rôle de l’Algérie
FADEL SENNA / AFP / rfi.fr
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Alors qu’il se trouvait toujours à Nouakchott pour le sommet de l’Union africaine, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a donné un entretien, ce mardi 03 juillet, à France 24 dans lequel il a donné ses impressions sur le mécanisme sur le Sahara occidental adopté par les chefs d’États africains lors de ce sommet.

Dans une volonté manifeste de bilatéraliser le conflit, le ministre marocain a aussi donné sa vision sur le rôle des pays voisins, de l’Algérie en l’occurrence, dans la résolution du conflit du Sahara occidental.

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Il a aussi donné son sentiment sur les relations entre l’Algérie et le Maroc et sur la construction de l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Mécanisme africain sur le Sahara occidental

Nasser Bourita a qualifié le mécanisme sur le Sahara occidental de « nécessaire » car il apporte selon lui « des réponses à un certain nombre de questions et à un certain nombre de manœuvres qu’il y avait au niveau de certains organes de l’Union africaine, y compris le Conseil Paix et Sécurité ».

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Il a en outre estimé que « l’essentiel est qu’aujourd’hui un organe a été créé pour traiter avec les Nations unies » en ajoutant que et la décision de créer ce mécanisme disait « avec clarté que le problème sera traité à ce niveau et dans ce cadre », faisant référence aux Nations Unies.

À ce propos, le ministre marocain a précisé que « le rôle de l’Union africaine se limitera à soutenir et à accompagner le processus onusien, rien de plus. »

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À une question du journaliste sur l’adhésion de son pays à l’Union africaine, Nasser Bourita a répondu : « le Maroc est retourné à l’Union africaine pour contribuer à son agenda ». « Le Maroc avait ses intérêts à défendre et qu’il ne pouvait le faire qu’en étant présent [au sein de l’Union africaine]», a-t-il ajouté.

La vision de Bourita sur le rôle de l’Algérie dans le conflit

Sur une question concernant le rôle des pays voisins dans le conflit du Sahara occidental, Nasser Bourita a dit : « il y a une reconnaissance sur le fait que d’autres parties ont un rôle important (…) et que pour nous [le Maroc] l’acteur principal dans ce dossier est l’Algérie ».

En parlant de la référence dans la dernière résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Sahara occidental (avril 2018) aux pays voisins et à l’importance de leur contribution, Nasser Bourita a estimé que « tout le monde savait qui elle désigne (…)» en faisant référence à l’Algérie.

Il a ajouté que « si l’on veut trouver une solution à ce problème, il faut que cette partie [l’Algérie] s’implique autant qu’elle a contribué à créer ce problème ».

Lorsque le journaliste lui fait remarquer que l’autre partie, l’Algérie en l’occurrence, dit qu’elle n’est pas partie au conflit, le ministre répond : « le Conseil de sécurité a résolu cette question dans sa dernière résolution, lorsqu’il a demandé la participation [des pays voisins] dans les négociations ».

Le ministre a ajouté : « si l’on veut un nouvel épisode dans ce dossier, il faut que les parties véritables soient autour de la table. »

Relations algéro-marocaines et construction maghrébine

Invité à donner son sentiment en tant que citoyen marocain, et non en tant que ministre, sur le conflit du Sahara occidental qui empoisonne la vie des Maghrébins et qui a retardé l’Union du Maghreb arabe (UMA), Bourita répond qu’il « regrette » avec « amertume (…) qu’un problème créé du temps de la guerre froide, soit encore présent et qu’il ralentisse les relations bilatérales et le Maghreb arabe. »

Le ministre a aussi qualifié les relations de son pays avec l’Algérie de « contre nature » tout en rejetant la responsabilité sur son voisin en disant que « le Maroc n’a pas fermé les frontières, qu’il n’a jamais manœuvré contre les intérêts suprêmes de l’Algérie et n’a jamais pris de positions qui soient attentatoires aux intérêts du peuple algérien ».

Le ministre a aussi dit que « le Maroc avait toujours tendu sa main pour la construction du Maghreb arabe » en ajoutant que « les défis aujourd’hui étaient collectifs (…) soit nous [l’Algérie et le Maroc] allons gagner ensemble soit nous perdrons ensemble ».

Nasser Bourita a aussi déclaré regretter que l’UMA soit au « dernier rang au sein de l’Union africaine » et qu’il y a maintenant, selon lui, « des générations dans la région qui veulent construire le Maghreb arabe ».

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