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Ahmed Ouyahia : « L’essentiel, c’est de pouvoir se regarder dans le miroir le matin »

Ahmed Ouyahia : « L’essentiel, c’est de pouvoir se regarder dans le miroir le matin »

Sidali Djarboub / NEWPRESS
Conférence de presse de M. Ahmed Ouyahia, SG du RND, au siège de son parti.

Le président de la République n’a pas proposé le poste du Premier ministre à Ahmed Ouyahia. C’est l’intéressé lui-même qui l’a affirmé ce dimanche 11 juin. « Cela ne me dérange pas. Je suis heureux et honoré de servir le président de la République », a expliqué Ouyahia lors d’une conférence de presse organisée au lendemain de la clôture du conseil national du RND.

Ahmed Ouyahia trouve également normal que le RND soit moins bien représenté au gouvernement en dépit de son bon score aux législatives. « Nous n’avons pas rencontré Abdemalek Sellal à la présidence pour partager le gâteau » gouvernemental, a-t-il précisé.

En revanche, Ahmed Ouyahia s’est montré gêné par les « rumeurs » au sujet des biens de sa famille. « L’on a écrit que mes fils possèdent des sociétés. Idem pour  ma femme. Que  je possède  moi-même des bus, des minoteries. Je dis : « Heureusement qu’on n’a pas cité mes enfants dans des affaires de drogue ». Concernant ma femme , celui qui trouve une trace de cette société, je la lui céderai », a-t-il dit, avant de poursuivre : « Ces paroles  ne me perturbent pas.  Je suis un homme public depuis 20 ans. L’essentiel pour un homme c’est de pouvoir se regarder dans le miroir le matin ».

Ahmed Ouyahia a défendu son programme et ses actions lorsqu’il dirigeait le gouvernement. Il a également défendu sa position hostile aux hausses de salaires dans le secteur public. « On a dit qu’Ouyahia n’aimait pas le peuple. Mais je suis un enfant du peuple. J’aime le peuple ». C’est cet « amour » pour le « peuple » qui le pousse à s’éloigner de la démagogie et du populisme dans ses discours, a-t-il précisé. C’est ainsi qu’il réitère son soutien à la privatisation des entreprises même si certains peuvent trouver cela « scandaleux ». L’avenir , selon Ouyahia, sera difficile pour l’Algérie si « l’on n’agit pas maintenant ».

Interrogé sur le limogeage du ministre du Tourisme 48 heures seulement après  sa désignation, Ouyahia parle « d’une faille de confiance ». Il a refusé d’attribuer cette faille au président de la République. « Le Président gère le pays, je vous rassure. Mais  l’étude d’une fiche d’habilitation n’est pas de ses  prérogatives », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Ouyahia a réitéré son soutien au premier ministre Abdelmadjid Tebboune. Il a une nouvelle fois nié avoir visé Sellal quand il évoquait, vendredi, la nécessité de rompre avec le populisme. « Le gouvernement ne fait pas du populisme. Il peut ne pas être courageux  ou bloqué par des situations de crainte et de dérapage nourri par les partis », a-t-il dit.

Enfin, interrogé sur l’affaire Cevital, Ouyahia a critiqué la direction du port de Bejaia. « Nous considérons que la gestion de cette affaire au niveau du port de Bejaïa n’est pas la meilleure », a-t-il dit. Avant de qualifier Issad Rebrab de « grand dirigeant qui a un grand  groupe capable de surpasser ces problèmes ».

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