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Algérie – France : après celui de Retailleau, le verrou Boualem Sansal va-t-il sauter ?

Les signes d’une reprise des relations entre Alger et Paris se multiplient. Le terrain semble dégagé pour un début de dégel dans les relations.

Algérie – France : après celui de Retailleau, le verrou Boualem Sansal va-t-il sauter ?
Algérie – France : les signes d’une reprise de dialogue se multiplient | Source : Facebook Boualem Sansal
Riyad Hamadi
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Les signes d’une reprise des relations entre l’Algérie et la France se multiplient. Depuis quelques jours, Paris a multiplié les signaux positifs qui semblent favorablement accueillis par Alger.

D’abord, il y a eu la participation de l’ambassadeur de France en Algérie, Stéphane Romatet, aux commémorations du massacre du 17 octobre à Paris.

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Le diplomate a été rappelé par le président Emmanuel Macron en avril dernier après la décision d’Alger d’expulser des agents consulaires français. Depuis, il est à Paris et aucune date n’a été annoncée concernant son éventuel retour à Alger.

Départ de Retailleau, un premier verrou qui saute

Les choses ont commencé à évoluer après le départ de Bruno Retailleau du gouvernement début octobre. Le premier verrou qui empêchait la reprise du dialogue entre les deux pays venait de sauter. Partisan du bras de fer, l’ancien ministre de l’Intérieur avait instrumentalisé les tensions entre deux pays à des fins personnelles et électorales.

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Son successeur au ministère de l’Intérieur Laurent Nunez n’a pas suivi la même voie dans la gestion de la crise avec l’Algérie. Bien au contraire. Dès ses premières déclarations, il a tenu des propos dans le sens de l’apaisement.

L’homme est plus pragmatique et possède une solide connaissance des problèmes migratoires et sécuritaires ainsi que de l’importance de la coopération dans ces domaines avec Alger. Sa méthode pourrait payer : il a déjà reçu une invitation de la part de son homologue algérien, Saïd Sayoud, pour se rendre à Alger.

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Autre nouveauté qui pourrait contribuer à une reprise des relations : cette fois, le gouvernement français parle d’une seule voix. Il n’y a pas de cacophonie entre les ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, comme cela était le cas durant le règne du président des Républicains à Place Beauvau.

« Des signaux positifs »

Mardi dernier, le premier ministre français Sébastien Lecornu a écarté l’abrogation unilatérale de l’accord de 1968, après le vote jeudi 30 octobre par l’Assemblée nationale française d’une résolution, non contraignante visant à le dénoncer, tout en exprimant le souhait de relancer la coopération avec Alger dans tous les domaines : migratoire, économique et sécuritaire. « Il n’y a pas que la question migratoire », a-t-il dit à l’Assemblée nationale, mardi 4 novembre.

Hier, lundi 10 novembre, le patron de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), Nicolas Lerner, a évoqué pour la première fois des « signaux positifs » venant d’Alger pour la reprise du dialogue avec Paris. Le renseignement extérieur français est la seule structure de sécurité ayant maintenu des liens avec son homologue algérien.

« Aujourd’hui, nous avons des signaux qui viennent de la partie algérienne sur une volonté de reprise du dialogue », a-t-il révélé dans un entretien à France Inter.

Sur l’affaire Boualem Sansal, le patron de la DGSE a réitéré « l’exigence » de la France pour sa libération. L’écrivain franco-algérien, proche de l’extrême droite, a été arrêté le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger, et condamné le 27 mars dernier à cinq ans de prison de ferme, une peine confirmée en appel le 1er juillet dernier.

L’intervention inattendue du président allemand dans le dossier Sansal

L’affaire Sansal a connu lundi un rebondissement, avec l’intervention inattendue, même inopportune aux yeux de certains en Algérie, du président allemand Frank-Walter Steinmeier qui a demandé à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune d’accorder une grâce à cet écrivain pour lui permettre de se soigner en Allemagne, a indiqué la Présidence algérienne dans un communiqué publié lundi.

La réponse du président de la République à son homologue allemand, qui n’a pas été précisée, est très attendue en France. A Paris, Boualem Sansal est l’un des éléments de blocage de la relation entre les deux pays, en raison de la forte pression exercée par l’extrême droite et les lobbies pro-israéliens pour sa libération. Après celui de Retailleau début octobre, le verrou Sansal va-t-il sauté ? 

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