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Algérie : les constructeurs automobiles français « doivent attendre »

Algérie : les constructeurs automobiles français « doivent attendre »

Le retour des constructeurs automobiles français en Algérie n’est pas pour demain. En visite ce jeudi 7 septembre à l’usine Fiat à Oran, le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, s’est exprimé sur ce dossier.

Depuis 2020, l’usine du constructeur Renault à Oran est à l’arrêt, après la décision du gouvernement algérien de mettre fin au dispositif fiscal d’importation des kits CKD/SKD destinés à l’assemblage des voitures.

La suppression de ce dispositif qui octroyait des avantages fiscaux aux constructeurs automobiles installés en Algérie a provoqué la fermeture des usines de montage de toutes les marques : Volkswagen, Renault, Kia, Hyundai…

Cette suppression avait été précédé de l’arrestation des patrons algériens de ces usines et de leur condamnation à de lourdes peines de prison pour des faits liés à la corruption. Seule Renault Production Algérie a été épargnée par les poursuites judiciaires, mais son usine qu’elle détient avec le groupe Madar, reste fermée, faute d’approvisionnement en kits d’assemblage.

L’Algérie n’a pas encore autorisé le retour des constructeurs automobiles français

« Pour les constructeurs français, ils doivent attendre le jour où on décidera », a répondu Ali Aoun au cours d’une conférence de presse en marge de sa visite à l’usine algérienne de Fiat qui est basé à Tafraoui dans la wilaya d’Oran. Ce site devait initialement accueillir l’usine algérienne de Peugeot.

Sans s’étaler sur la question de l’agrément des constructeurs français, le ministre Ali Aoun a rappelé que l’Algérie a octroyé des autorisations à Fiat, Opel et Jac.

« Pour Jac et Opel, ils ont eu leurs agréments, mais ils doivent avoir une autorisation de régulation pour pouvoir importer les véhicules », a expliqué Ali Aoun, répondant ainsi aux interrogations sur les raisons du retard pris dans l’entrée en activité des représentants algériens d’Opel (groupe Stellantis) et Jac.

Le ministre de l’Industrie a conditionné l’attribution de l’autorisation de régulation aux représentants algériens de Jac et Opel par le lancement par ces marques d’usines d’assemblage de voitures en Algérie.

« Avant de commencer à importer, il faut d’abord lancer les travaux de réalisation de l’usine comme Fiat. Le jour où ils commenceront la réalisation de leurs usines, on leur permettra d’importer des véhicules neufs », a détaillé Ali Aoun, en parlant de Jac et Opel.

Clairement, l’Algérie exige de Jac et Opel qui fait partie comme Fiat du groupe Stellantis d’investir dans l’assemblage de voitures pour pouvoir importer et distribuer des véhicules neufs.

Fiat Algérie : un 4e modèle en 2026

En mars dernier, l’Algérie a mis fin au blocage du marché automobile en octroyant des agréments à trois marques : Fiat (Stellantis), Opel (Stellantis) et Jac (Chine). Seule la marque italienne a été autorisée à importer des véhicules neufs en attendant la réalisation de son usine à Oran d’où la première voiture assemblée en Algérie devrait sortir en décembre prochain.

Fiat Algérie a rappelé dans un communiqué publié à l’issue de cette visite que son projet « industriel stratégique représente un investissement initial de 200 millions d’euros, et a pour ambition de créer, d’ici à 2026, près de 2 000 nouveaux emplois, d’atteindre un taux d’intégration de plus de 30 %, et de réaliser une capacité de production de 90.000 véhicules par an avec quatre modèles Fiat ».

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