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Au Palais du Dey, lieu du célèbre « coup de l’éventail » – Vidéo

Au Palais du Dey, lieu du célèbre « coup de l’éventail » – Vidéo

Après de nombreuses années de restauration, le Palais du Dey à Bab Djdid en haute Casbah, à Alger fait peau neuve et rouvre enfin ses portes au public.

Appelé également Dar Essoltane, ce prestigieux palais construit au début du XVI e siècle mérite le détour. Il fut le lieu du célèbre « coup de l’éventail ».

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Dans cette citadelle d’Alger, une partie de la poudrière est toujours en cours de restauration. Mais les autres sites sont complètement réhabilités et accueillent les visiteurs : Le palais du Dey, le quartier des janissaires, l’appartement de l’Agha, le palais des Bey, la mosquée du Dey, le hammam des janissaires, les jardins… Beaucoup l’ignorent : c’est ici, dans ce palais, qu’à eu lieu la fameuse scène du « coup de l’éventail », infligé par le dey Hussein Pacha au consul de France Pierre Deval, le 30 avril 1827.

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L’association Chabab Mawahib Wa afaq y organise actuellement une exposition intitulée « Novembr’Art » à laquelle participent avec des artisanes, artistes peintres, photographes, écrivains…

Samedi, lors de l’inauguration de cet événement culturel, des essaims de visiteurs arpentaient le site, émerveillés de découvrir ou redécouvrir ce lieu chargé d’histoire.

Le coup de l’éventail du Dey Hussein

C’est dans ce palais que le Dey Hussein a asséné, en avril 1827, un coup avec son éventail, au consul général de France, Pierre Deval (1758-1929) et qui déboucha sur l’invasion française de l’Algérie, trois ans plus tard.

C’est l’un des plus prestigieux palais de l’époque ottomane. Il a été classé monument historique en 1887. Le palais du Dey a été transformé en caserne par l’armée coloniale française. Il abrita ensuite un hôpital militaire avant de devenir la résidence du général De Bourmont.

Artistes et artisans au rendez-vous

Du 12 au 17 novembre, le public redécouvre ce site historique. De nombreux artistes et artisans marquent leur présence à la citadelle durant cette semaine.

Une exposition photographique signée Samir Djama se tient dans la poudrière (Dar El Baroud). Plusieurs artisanes proposent leurs produits, du côté des voûtes du palais du Dey : chocolat artisanal, confitures faites maison, pains, tapis, bijoux, vannerie… Une exposition de peinture est également à découvrir avec une pléiade d’artistes. Des ateliers de dessins sont offerts aux enfants.

Une bonne initiative pour permettre aux visiteurs de découvrir ce site qui a nécessité de nombreuses années de restauration.

Un brin d’histoire

La citadelle d’Alger est située dans la partie sud de l’ancienne médina. Sa construction a été initiée sur ordre des frères Barberousse, au début du XVI siècle. Elle est devenue le siège du pouvoir politique en 1816.

Le Palais du Dey a été édifié en plusieurs étapes. L’espace le plus important était le harem. La mosquée du Dey a été édifiée en dernier par le Dey Hussein, à son arrivée à la citadelle en 1818.

Le quartier des janissaires ou le bain des Aghas était la résidence des Aghas et fut le premier harem du Dey avant d’en faire son palais. Vous y découvrirez la reconstitution d’une chambre à l’ancienne (avec un lit à baldaquin : bonq  el qobba’)

Le hammam des janissaires est composé de deux parties : l’une pour le bain, l’autre pour le repos (foyer).

Le quartier des janissaires, la mosquée du Dey, le hammam des janissaires, l’appartement de l’Agha sont époustouflants. Ils racontent un pan de l’histoire de l’Algérie.

Dar Essoltane, l’un des plus prestigieux palais de l’époque ottomane, a une vue imprenable sur la baie d’Alger.  L’exposition des artistes et artisans se poursuit jusqu’au 17 novembre. Entrée gratuite.

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