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Présidentielle en France : Ségolène Royal se lance dans la bataille

Ségolène Royal, présidente de l’association France – Algérie, s’engage dans la bataille pour la présidentielle française de 2027, mais elle doit franchir plusieurs obstacles.

Présidentielle en France : Ségolène Royal se lance dans la bataille
Ségolène Royal s’engage dans la bataille pour la présidentielle française de 2027/ Facebook- Ségolène Royal
Riyad Hamadi
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En France, la candidate de l’extrême droite, Marine Le Pen, est donnée par les sondages comme gagnante de la présidentielle de 2027. Il manquait peut-être dans la course une personnalité de poids capable d’enrayer cette montée inexorable du courant extrémiste.

C’est sans doute pourquoi Ségolène Royal a décidé de se mettre en lice. À un peu moins de dix mois de l’échéance, il y a une marge pour inverser la tendance.

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La finaliste de la présidentielle de 2007 et ancienne ministre de l’Ecologie, grande amie de l’Algérie, a annoncé officiellement vendredi 10 juillet sa décision de participer à la primaire du Parti socialiste (PS). La candidature de Mme Royal était dans l’air depuis qu’elle a lancé l’initiative de “l’ordre juste” en mai dernier.

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Présidentielle en France : Ségolène Royal s’engage contre l’extrême droite

Dans un texte mis en ligne sur la plateforme X, la candidate malheureuse à la présidentielle de 2007 a clairement affirmé que c’est l’éventualité de la victoire de Marine Le Pen qui l’a décidée à agir.

“L’extrême droite, aux portes du pouvoir : comment pourrais-je ne rien faire face à l’hypothèse selon laquelle la première femme de l’histoire de France qui accéderait à la présidence en serait issue ?”, écrit-elle.

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“J’ai décidé de participer à la primaire après de nombreux échanges avec des gens rencontrés, des élus, des citoyens actifs dans des associations et des entreprises”, a indiqué Royal, précisant qu’elle le fait “avec humilité, sans égo, et sans posture de supériorité comme on en voit trop”.

Estimant que le pays, “secoué par de multiples crises, exprime le besoin d’un avenir rassurant pour retrouver une France tranquille et confiante en son destin”, Ségolène Royal a dévoilé les priorités sur lesquelles elle s’engage.

La probable candidate socialiste met en tête de ses priorités, “un ordre juste dans tous les domaines”, pour “redonner du pouvoir d’achat, relancer l’activité économique sans détruire les protections sociales et en luttant contre la vie chère”, un ordre juste pour “l’éducation, la santé et la sécurité quotidienne”.

Celle qui a présidé le sommet mondial pour le climat de la COP21 et qui a été par le passé ministre de l’Ecologie, donne une grande importance à “l’urgence climatique”, s’engageant à appliquer de façon “énergique” les décisions de la COP21.

L’autre priorité pour Ségolène Royal est “l’urgence énergétique”, promettant des mesures pour les TPE, PME, entreprises artisanales, industrielles et agricoles qui souffrent de la flambée du prix de l’énergie.

La socialiste prône aussi un “État fort” et une série de mesures de “zéro tolérance” contre la violence faite aux enfants, les agresseurs, et les auteurs de violences sexuelles.

Triple écueil pour la femme politique amie de l’Algérie 

Pour la place et l’aura de la France dans le monde, Ségolène Royal dit inscrire son action “dans la continuité de la vision de Charles de Gaulle, de François Mitterrand et de Jacques Chirac”, pour une stature diplomatique dans laquelle la France retrouve son rôle historique de “puissance médiatrice” qui œuvre “partout à la paix juste et durable”.

Ce programme suffira-t-il à Ségolène Royal pour réussir là où elle a échoué en 2007 face à Nicolas Sarkozy.

Un triple obstacle attend en fait la femme politique de gauche. Elle devra d’abord convaincre les militants de son parti de miser sur elle. Il lui faudra aussi réussir à vendre l’idée d’une candidature unique à toute la gauche, seul moyen d’éviter un second tour entre l’extrême droite et le bloc central.

Si elle y parvient, elle croisera le fer avec Marine Le Pen, assurée d’être à ce stade, selon les sondages. C’est alors qu’elle fera face au véritable écueil. Celui de battre la candidate extrémiste que tous les sondages donnent gagnante dans tous les cas de figure.

Les sondages sont en effet unanimes : la fille de Jean-Marie Le Pen obtiendrait jusqu’à 36% des voix au premier tour et serait élue au second quel que soit son adversaire, mais avec un faible écart. Si elle atteint ce stade, ce serait jouable pour Ségolène Royal.

Une éventuelle élection de la socialiste est la meilleure chose qui puisse arriver à la relation franco-algérienne. Pendant ces longs mois de crise, la présidente de l’association France-Algérie (AFA) a œuvré sans relâche pour le rapprochement entre les deux pays, en multipliant notamment les voyages en Algérie.

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