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Benjamin Stora : « j’ai l’impression d’être enterré en terre algérienne »

L’historien français s’est confié sur son attachement à sa ville natale de Constantine et l’Algérie. Elle révèle qu’une tombe porte déjà son nom dans l’antique Cirta.

Benjamin Stora : « j’ai l’impression d’être enterré en terre algérienne »
Benjamin Stora se confie sur son attachement indéfectible à Constantine et à l'Algérie. | Source : capture d'écran YouTube
Badreddine Khris
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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L’historien français, Benjamin Stora, ne cache pas son attachement à l’Algérie et sa ville natale Constantine. Dans une interview qu’il a accordée à la chaîne TV Al Mashhad, il a déclaré qu’il a le sentiment d’être enterré dans le cimetière juif de Constantine.

« À l’entrée du cimetière, l’on trouve la tombe de mon grand-père sur laquelle est écrit Benjamin Stora, c’est-à-dire mon nom et prénom. J’ai l’impression d’être enterré moi-même, en terre algérienne puisque cette tombe porte mon nom », a-t-il affirmé dans une vidéo diffusée par cette chaîne.  

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C’est par ce fait « troublant » qu’il a répondu à la question du journaliste de savoir s’il comptait passer le reste de sa vie en Algérie, lui citant l’exemple du comédien juif français Roger Hanin, qui a été inhumé à  sa demande en Algérie. L’acteur a, faut-il le rappeler, eu droit à des funérailles officielles le 13 février  2015 dans le carré juif du cimetière de Bologhine à Alger.

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Constantine : Benjamin Stora se confie sur son attachement à sa ville natale

 

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« Je vais souvent à Constantine parce que j’ai beaucoup d’amis universitaires là-bas qui m’y invitent régulièrement », a dit Benjamin Stora se considérant à la fois « à l’extérieur et à l’intérieur » de cette histoire . À l’extérieur du fait de « mon métier d’historien, de scientifique et le statut d’intellectuel mais également à l’intérieur en tant qu’indigène… », a expliqué l’historien spécialiste de la colonisation française en Algérie en esquissant un léger sourire.

Ce sont autant d’émotions qu’il l’envahit à chaque fois qu’il revoit ce cimetière  « magnifique, situé sur les hauteurs de la somptueuse ville de Constantine, plantée sur un rocher et entourée de gorges », ajoute l’historien né le 2 décembre  1950 dans l’ancienne Cirta.

« À chaque fois j’y vais, les souvenirs de mes parents et des mes grands-parents quand j’étais enfant, resurgissent. Car, j’ai connu ces traditions judéo-musulmanes. Ce n’est pas une invention, c’est une vérité que j’ai vécue enfant jusqu’à l’âge de douze ans. Cela crée en moi beaucoup de sensations »

Benjamin Stora, 75 ans, est connu pour ses ouvrages sur l’histoire de l’Algérie, la guerre d’Algérie et les mémoires franco-algériennes, ayant lui-même vécu son enfance juive à Constantine avant le départ de sa famille pour la France en 1962. Il demeure attaché à sa ville natale qu’il a quittée à l’âge de 12 ans.

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