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Candidature de l’Algérie aux Brics non retenue : les réactions

Candidature de l’Algérie aux Brics non retenue : les réactions

La candidature de l’Algérie aux Brics n’a pas été retenue. Au sommet de Johannesburg qui a pris fin ce jeudi 25 mai, le groupe a choisi d’accueillir six autres pays : l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Éthiopie et l’Argentine.

Pour l’adhésion de l’Algérie aux Brics, il faudra attendre. Soufiane Djillali, président du parti Jil Jadid, a réagi en s’interrogeant si l’échec « n’était pas un mal pour un bien ? » pour l’Algérie.

Sur Facebook, Soufiane Djalil estime que le sommet des Brics qui s’est déroulé en Afrique du Sud laisse un « goût amer aux Algériens ». « L’espoir de faire partie du gotha des pays qui devront construire le monde multipolaire cède la place à un sentiment de déception de se voir recaler d’une manière aussi brutale », écrit-il d’emblée.

Il remarque que l’investissement diplomatique, politique et médiatique de l’Algérie et de son président pour rejoindre les BRICS « n’a pu compenser ses faiblesses structurelles ».

Soufiane Djilali estime que face à ce « retour au réel », il serait « impertinent de chercher la responsabilité de notre échec dans une mauvaise volonté ou, pire, dans une hostilité particulière à notre encontre, chez l’un des 5 membres fondateurs de l’alliance. »

Et il serait « plus grave », met-il en garde, de « réagir intempestivement à nos orientations et choix par dépit ». Le patron de Jil Jadid plaide pour une analyse froide des raisons qui ont amené les partenaires de l’Algérie à « ne pas agréer nos ardeurs à les rejoindre. »

Soufiane Djilali affirme que l’Algérie avait pour elle de « nombreux atouts géopolitiques » qui auraient pu « peser significativement » dans la décision des Brics. Mais remarque-t-il, elle « n’est pas la seule parmi les candidats à en posséder ».

L’Algérie aux Brics : Soufiane Djilali explique les raisons de l’échec

Sofiane Djilali soutient que cette « mésaventure » des BRICS doit être utilisée par l’Algérie pour « s’ouvrir au réel » et se « remettre en cause et non pas, encore une fois, rejeter la source de nos difficultés sur les autres. »

« Notre faiblesse économique dramatique est de notre faute. La nature a doté l’Algérie de tous les moyens, malheureusement, il y a une incapacité à les rentabiliser », déplore-t-il.

Soufiane Djilial poursuit en égrenant les retards économiques de l’Algérie : « l’incompréhension du fonctionnement du monde économique, la propension à l’assistanat généralisé et à l’esprit rentier, au populisme sans bornes et tout cela, mélangé à une tendance lourde à la corruption, à l’instrumentalisation de l’administration pour les intérêts privés, et à un choix calamiteux des responsables exécutifs ! »

Sans concessions, Soufiane Djilali met en cause le système de gouvernance dans cet échec : « Malgré tous les atouts naturels » dont dispose l’Algérie, l’organisation de notre système politico-économique « reste en deçà des normes d’une bonne gouvernance. »

Soufiane Djilali propose de s’appuyer sur l’échec de l’Algérie à intégrer les Brics pour lancer un « débat national authentique », « sans idées préconçues, sans calculs électoraux ».

« C’est l’avenir du pays qui est en jeu. Dans le cas où chacun se complaît dans ses propres certitudes, aucune issue favorable ne pourra être trouvée », met-il encore en garde.

Il propose de prendre avec « philosophie et courage cet échec pour réfléchir sur notre réalité et se décider enfin à construire, par le travail, l’effort et l’intelligence, notre Algérie pour laquelle trop de sacrifices ont été dilapidés au nom des illusions ».

Abderrazak Makri a également réagi à l’échec de l’Algérie d’intégrer les Brics. Pour l’ancien président du MSP, ce n’est pas surprise. « L’Algérie ne peut pas être membre des BRICS, en raison de la faiblesse de ses indicateurs économiques, notamment de son PIB, de ses capacités technologiques et de la productivité industrielle de notre pays ».

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