
Fin de la gratuité de la carte d’immatriculation consulaire des Algériens établis à l’étranger ? Une telle éventualité a circulé récemment sur les réseaux après avoir été proposée par le député de l’émigration Djamai Nedjah, suscitant la polémique parmi les membres de la diaspora.
Le parlementaire est sorti du silence pour rectifier les propos qui lui ont été attribués et expliquer que le montant qu’il a proposé est “symbolique”.
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Polémique après la proposition de rendre payante la carte consulaire
De nombreux médias et pages sur les réseaux sociaux ont rapporté la proposition du député dans le cadre des débats sur le Projet de loi de finances pour 2027.
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Alors qu’elle est totalement gratuite, le parlementaire aurait proposé d’imposer une redevance annuelle de 25 euros sur la carte d’immatriculation consulaire en contrepartie de la possibilité de bénéficier des avantages douanier du CCR (certificat de changement de résidence) tous les 10 ans au lieu d’une seule fois dans la vie comme le stipule la réglementation en vigueur. Face aux critiques qu’il a essuyées, le parlementaire a apporté des précisions.
Djamai Nedjah : “J’ai proposé 25 euros tous les 5 ans et non pas annuellement”
“J’ai été élu pour défendre la communauté et faire entendre ses préoccupations”, dit-il dans une déclaration à TSA.
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Selon Djamai Nedjah, ses propos ont fait l’objet d’une manipulation, expliquant que certains ont pris seulement le passage où il parle de 25 euros, sans la suite de la phrase. Ce qu’il en est, assure-t-il, c’est qu’il a proposé un amendement sur le Code des douanes pour imposer la somme de 25 euros sur la carte consulaire “tous les cinq ans et pas annuellement” comme prétendu. Ce qui est, selon lui, “une somme symbolique”.
“Je connais la communauté et ses conditions (…) Je sais que cet amendement que j’ai proposé est bénéfique pour la communauté nationale à l’étranger et non pas contre elle comme il a été rapporté sur les réseaux sociaux”, assure-t-il.
Une taxe de 25 euros tous les cinq ans en contrepartie de la possibilité d’importer un véhicule sans droits de douanes tous les dix ans, aux émigrés de faire leurs comptes…
La proposition de Djemai a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux, qui pose le problème lié à la participation des membres de la diaspora à contribuer au financement des prestations consulaires et globalement à prendre part à l’effort de développement du pays.
D’autant que quand ils séjournent en Algérie, ils profitent d’un certain nombre de prestations gratuites comme la santé, des carburants à prix réduits et des produits alimentaires subventionnés, mais pour échanger leurs devises, ils préfèrent passer par le marché noir. Malgré qu’elle représente la plus importante des pays du Maghreb, la diaspora algérienne est celle qui transfère le moins de devises via le circuit officiel.
CCR et rendre la carte consulaire payante : les précisions du député Djamai Nedjah https://t.co/lO9XKOYHUm
— TSA Algérie (@TSAlgerie) November 7, 2026