
Relier par train à la Méditerranée, Tindouf, dans l’extrême sud-ouest de l’Algérie, sera bientôt dotée d’une zone de libre-échange orientée vers la Mauritanie et les pays de l’Afrique de l’Ouest.
La zone de libre-échange de Tindouf sera en effet bientôt opérationnelle. Cet espace qui vise à développer les échanges commerciaux internationaux avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment les exportations algériennes vers ces pays, sera réceptionné avant la fin de l’année en cours.
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C’est ce qu’a annoncé ce jeudi 5 novembre le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, lors d’une séance de questions orales au Conseil de la nation.
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Zone de libre-échange de Tindouf : un complexe intégré de 200 hectares
Cette zone de libre-échange est un “projet stratégique”, a indiqué le ministre. Dans sa description, Kamel Rezig a précisé que le “projet intégré” s’étend sur une superficie de 200 hectares et comprend six grands entrepôts, de vastes espaces destinés aux exposants, un centre de contrôle des marchandises, une base de vie, des bâtiments administratifs abritant les douanes, les banques et les assurances, ainsi que des infrastructures de services et de sécurité et un centre de santé, “offrant ainsi un environnement de travail complet aux opérateurs économiques”.
La première pierre de cette zone de libre-échange, située à proximité du poste-frontière avec la Mauritanie, a été posée en 2024 par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Deux ans après, les travaux d’aménagement sont entièrement achevés, a annoncé Kamel Rezig.
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Vers la création d’un établissement chargé de la gestion des zones franches
Celui-ci a fait état de la coordination des services du ministère avec l’ensemble des secteurs concernés “afin de mener à bien les procédures de réception définitive et d’entrée en service effectif du complexe, pour qu’il devienne un pôle commercial et logistique central qui soutient la compétitivité des opérateurs et renforce notre présence économique en Afrique”.
Le ministre a indiqué à la même occasion qu’un projet de décret portant création d’un établissement public chargé de la gestion des zones franches se trouve actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement.