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Maroc : projet controversé de création d’un parti juif dénommé « Likoud »

Une demande de création d’un parti juif dénommé Likoud a bel et bien été déposée au ministère de l’Intérieur marocain.

Maroc : projet controversé de création d’un parti juif dénommé « Likoud »
Au Maroc, un parti juif dénommé « Likoud » dépose sa demande d’agrément / Par Earth Photart de Pexels
Rafik Tadjer
Durée de lecture 2 minutes de lecture
Clock 2 minutes de lecture

Un parti religieux juif au Maroc ? Tout est désormais possible depuis que le royaume a franchi le pas de la normalisation avec Israël en échange d’un parti pris américain dans le dossier du Sahara occidental.

Une demande de création d’un parti juif a bel et bien été déposée au ministère de l’Intérieur marocain. Le projet soulève une controverse d’autant plus vive que le nom donné à la formation politique est calqué sur celui de Benyamin Netanyahou, le Likoud, qui signifie “unité” en hébreu.

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Un parti calqué sur celui de Netanyahou demande son agrément au Maroc 

Dans la demande, rédigée en langue arabe, le nom du parti indiqué  est Al Wihda, mais le nom “Likoud” figure en caractères hébreux en en-tête (en hébreu, Likoud signifie unité). La demande, réceptionnée le 3 novembre 2026 au bureau d’ordre du ministère de l’Intérieur, est signée d’un certain El Hocine Benmessaoud, qui dit agir au nom de la coordination constitutive du parti.

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Les initiateurs du projet ont mis en avant les dispositions de la Constitution marocaine, la qualité du roi Mohammed VI de “commandeur de tous les croyants”, la déclaration des accords de normalisation et même celle de Donald Trump reconnaissant la “marocanité” du Sahara occidental.

Le projet d’un parti juif suscite une controverse au Maroc 

Une copie de la demande circule sur les réseaux sociaux et suscite une énorme controverse.

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Le président de l’observatoire marocain contre la normalisation, Ahmed Ouihman, a mis en garde contre “l’utilisation des identités religieuses et culturelles dans des projets politiques liés à la normalisation”.

Le chercheur marocain Idriss El Kanbouri s’est,de son côté, interrogé sur l’utilisation du concept de “commandeur des croyants” expliquant que cette expression concerne “la garantie de la liberté religieuse” et “ne signifie pas le transfert de l’institution religieuse islamique vers d’autres religions”.

Parti Likoud au Maroc : les autorités font un démenti qu’elles n’assument pas 

Face à l’ampleur de la polémique, les autorités ont réagi mais via des sources anonymes.

“Le document en question ne constitue pas une déclaration légale de constitution d’un parti, mais il s’agit d’une lettre d’une seule page, signée par une seule personne, qui a été déposée auprès du ministère de l’Intérieur le 3 novembre”, a indiqué ”une source informée” au journal Hespress, ajoutant que la remise d’un récépissé de dépôt par le bureau d’ordre “ne signifie pas l’acceptation de la demande et n’implique aucune conséquence juridique”.

Sans se prononcer sur la suite qui sera donnée à la demande, la même source a souligné que la loi marocaine stipule clairement que “la création d’un parti politique fondé sur des critères religieux, linguistiques, ethniques ou régionaux est nulle et non avenue”.

Il ne serait toutefois pas étonnant que le parti soit agréé s’il bénéficie d’un appui israélien, tant le royaume ne refuse désormais rien à son allié. Les autorités marocaines ont fait plus que ça.

Ces dernières années, des Marocains ont été expulsés de leurs maisons et de leurs terres réclamées par des juifs marocains revenus d’Israël après la normalisation.

Lien permanent : https://tsadz.co/q4i4f

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