
Algérie Presse Service s’en prend à France 2 qui diffuse ce jeudi soir un nouveau numéro de Complément d’enquête intitulé « Rumeurs et coups tordus : la guerre secrète France-Algérie ».
« Un intitulé racoleur, une promesse de scandale et surtout un nouvel épisode d’une dérive désormais assumée : celle d’un média public qui a troqué l’exigence journalistique contre les thèses les plus rances de l’extrême droite française », assène d’emblée l’agence officielle dans un commentaire publié ce jeudi 22 janvier.
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L’APS accuse France 2 de mener une « entreprise de désinformation méthodique, où l’Algérie sert de cible obsessionnelle et de fonds de commerce médiatique ».
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L’APS accuse gravement France 2
Elle accuse la chaîne publique française, qui est censée incarner la « rigueur », d’adopter les « thèses de l’extrême droite » et offre une fois de plus une « tribune privilégiée à ceux qui ont fait de la haine de l’Algérie leur cheval de bataille, leur marque personnelle, leur business idéologique de caniveau », dénonce Algérie Presse Service.
Dans un contexte de début de dégel entre les deux pays dont les relations sont plongées dans une crise inédite depuis juillet 2024, l’APS estime que « l’obsession algérienne » d’une frange de la classe politique française a atteint des « sommets du ridicule ».
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L’APS met en cause un « ex-faux diplomate français, un agité, atteint d’une véritable pathologie obsessionnelle nommée « Algérie » », allusion à Xavier Driencourt qu’elle qualifie d’« homme sale » qui n’a cessé, durant ses deux mandats en Algérie, de tenter de « fragiliser et de plonger le pays dans le chaos ». « Il sait pertinemment qu’en France, plus la haine de l’Algérie est bruyante, plus la récompense est grande », ajoute la même source.
L’ancien ambassadeur de France fait partie des personnes sollicitées par l’émission Complément d’enquête pour son numéro sur la relation franco-algérienne où des sujets comme les accusations d’espionnage contre l’Algérie sont évoqués.
L’APS reproche à France 2 de donner la parole à un « dealer de drogue, maître chanteur, analphabète, voyou sans formation ni légitimité intellectuelle, dont la mission manifeste consiste à instiller le doute et à pervertir l’esprit de la jeunesse algérienne. »
« Animé par ses propres dérives et son incapacité à se construire une utilité sociale digne, ce personnage exhibe ostensiblement des signes de richesse et ne dissimule nullement le fait d’être entretenu et protégé par les services français », accuse-t-elle.
« Symptôme d’un profond malaise français »
Poursuivant ses critiques acerbes envers l’audiovisuel public français et le numéro de Complément d’enquête programmé ce jeudi soir, l’APS estime que cela « n’augure rien de bon pour les relations entre l’Algérie et la France ».
Elle rappelle que France Télévisions « n’en est pas à son coup d’essai : c’est la troisième fois que ce média public s’attaque frontalement à l’Algérie à coups de récits biaisés, d’approximations grossières et de « révélations » construites sur du sable ».
L’APS laisse entendre que France Télévisions a sollicité de « hautes personnalités algériennes » pour être sur le même plateau qu’un « vulgaire dealer et qui n’est rien d’autre qu’un petit indic des services français ».
Algérie Presse Service s’interroge ensuite sur les motifs ayant poussé le service public français à « tomber si bas ». « La guerre de l’audience justifie-t-elle tout ? Le buzz vaut-il désormais abdication morale et faillite professionnelle ? Ou faut-il y voir le symptôme plus profond d’un malaise français, incapable de regarder l’Algérie autrement qu’à travers le prisme du ressentiment, de la nostalgie coloniale et des obsessions politiques internes ? », tente-t-elle de répondre.
L’APS accuse France Télévisions de chercher à régler ses « propres fractures identitaires sur le dos de l’Algérie », pour révéler en fait sa « propre indigence ». « Une indigence intellectuelle, éditoriale et éthique, indigne d’un média financé par le contribuable et censé servir l’intérêt général, et non les fantasmes d’une extrême droite en quête permanente de boucs émissaires », écrit l’auteur du commentaire.
Pour l’agence de presse officielle, si l’Algérie « n’a pas besoin de ces caricatures pour exister », la France médiatique, « manifestement, a encore besoin de l’Algérie pour masquer ses propres dérives. »