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Covid-19 à l’école : « Nous voulons de la transparence »

Messaoud Boudiba du Cnapest dénonce l’opacité qui entoure la gestion des cas de Covid-19 dans les écoles algériennes. Il réclame de la transparence.

Covid-19 à l’école : « Nous voulons de la transparence »
Chabi Ouardia
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Messaoud Boudiba, coordinateur national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest), dénonce l’opacité qui entoure la gestion du Covid-19 dans les écoles algériennes.

La gestion de l’épidémie de Covid-19 dans les écoles vous inquiète. Pourquoi ?

Messaoud Boudiba : Nous souhaitons que le signalement de cas de Covid dans les établissements scolaires ne soit pas entouré d’opacité. Nous voulons de la transparence dans la gestion des cas positifs au Covid-19. Cela signifie que l’ensemble de la famille éducative doit être au courant de ces cas dans leurs établissements. De cette façon, tout le monde saura comment se protéger et prendre ses précautions. On ne doit pas entourer d’opacité les cas qui se déclarent dans les établissements scolaires, jusqu’à ce que les choses débordent.

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On ne communique pas assez sur ce sujet, selon vous ?

Nous avons fait le constat d’opacité. Lorsqu’un directeur d’établissement n’avise pas la direction de l’Éducation, ou bien celle-ci ne remonte pas l’information au ministère de tutelle, comment allons-nous prendre en charge de telles situations ? On continue à faire fonctionner sans être avertis de la situation ?

Comment doit-on réagir en cas d’apparition d’un cas positif au Covid dans une classe ou une école ?

Selon le comité scientifique (de suivi et de surveillance de l’épidémie du Covid-19, ndlr), lorsqu’un cas est déclaré positif au Covid-19 dans une classe, on ferme la classe. Quand les cas apparaissent dans trois classes, on ferme l’établissement. C’est la règle.

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Lorsque les moyens sont disponibles, on peut dans ce cas-là assurer les conditions propices à l’application du protocole sanitaire. Il s’agit donc d’assurer les conditions idoines pour que la contamination de personne à personne soit la plus faible possible. D’autre part, on doit disposer d’appareils qui permettent de savoir quels sont les élèves dont la température est élevée de ceux qui ne le sont pas. En troisième lieu, lorsqu’une personne est confirmée positive au Covid-19 dans un établissement donné, on peut en coordination avec la direction de la santé être instruit de la démarche à suivre : si le cas s’est déclaré dans une classe, on saura comment la prendre en charge. Idem si la contamination survient à une échelle plus importante dans un établissement. Pour résumer : on doit veiller pour que, si un cas se déclare, on soit prêt. Mais lorsqu’on cache le cas, on donnera l’occasion pour que la ou les personne (s) contaminée(s) infectent d’autres et le cercle ira en s’agrandissant. S’il arrive que la situation exige que l’on ferme l’école, on doit le faire sans pour autant créer la psychose.

Certains pensent que l’application du protocole sanitaire anti-Covid dans les écoles ne sera pas efficace tant qu’à l’extérieur de l’établissement les mesures sanitaires continuent d’être ignorées par les Algériens. Quel est votre avis ?

C’est ce qui nous inquiète. Il est évident que le virus nous viendra de l’extérieur. Aujourd’hui, on a ouvert les écoles aux élèves, il s’agit de savoir comment protéger les personnes qui se trouvent au sein de l’établissement. Pour cela, on doit assurer la disponibilité des moyens de protection, avec un suivi et un contrôle. Au moins, on doit disposer des appareils de détection de la température. On doit aussi sensibiliser les élèves sur le fait que si l’un d’entre eux présente des symptômes ou est en contact avec une personne contaminée d’aviser qui de droit. Et quand cet élève se signale, on ne doit pas se contenter de le renvoyer à la maison. Il doit y avoir des canaux (de communication) avec les DSP (directions de la santé locales) pour réaliser les dépistages. Les établissements scolaires ne doivent pas être livrés à eux-mêmes. Il y a des écoles qui se sont procuré les moyens de protection par leurs propres moyens financiers, avec le concours des directeurs des établissements et des enseignants et parfois les parents d’élèves.

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