
L’Union européenne a réagi à la décision de l’Algérie de répondre favorablement à la demande du Niger de déployer des unités de l’Armée nationale populaire sur son territoire.
Anouar El Anouni, porte-parole de l’UE, a indiqué que Bruxelles cherchait à obtenir de « plus « éclaircissements sur la portée, l’objectif ainsi que la base de ce déploiement ».
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Une sortie qui a fait réagir Abdelaziz Rahabi. L’ancien ministre et ex-ambassadeur d’Algérie à Madrid a recadré sèchement l’UE en lui demandant de « quel droit », elle demande des éclaircissements.
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Abdelaziz Rahabi : « Déploiement d’unités de l’ANP au Niger : l’UE demande des éclaircissements. De quel droit ? »
« Un des porte-paroles du l’Union européenne vient de déclarer que les Européens suivaient de près le déploiement d’unités algériennes au Niger et que l’UE attendait des « éclaircissements sur la portée, l’objectif et la base de ce déploiement … » A la lecture de cette déclaration, il est difficile de ne pas être surpris de voir l’UE réagir de la sorte à une mise en œuvre d’un accord militaire annoncé entre deux pays voisins et dont les conditions ne concernent que les deux Etats », a dénoncé Abdelaziz Rahabi.
Le diplomate algérien juge encore « plus grave » que le même porte-parole et « sans la moindre réserve pourtant d’usage sur les questions extraeuropéennes, déclare expressément attendre des éclaircissements de l’Algérie. »
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Rahabi dénonce l’attitude de l’UE envers l’Algérie
Abdelaziz Rahabi critique ensuite l’attitude de l’Union européenne vers l’Algérie. « Ainsi, l’Europe s’adresse à nous comme si nous étions tenus par un engagement conventionnel avec elle sur ces questions, ou comme si elle représentait une organisation militaire en charge du Sahel. A défaut d’avoir ce statut, elle nous suggère de la consulter au préalable sur cette région ou pour le moins lui devoir des éclaircissements à posteriori », dénonce-t-il.
Rahabi reproche à l’UE son impuissance de « se départir de ses lectures passéistes » de l’Afrique. Il estime que l’Europe « ne doit pas pouvoir se permettre de douter de la sincérité de ses partenaires et de la souveraineté de leurs mécanismes internes de validation des accords internationaux faute de quoi cela pourrait l’exposer à de réelles demandes d’explications d’Alger. »