search-form-close

Des daechistes algériens passent de la Syrie à l’Afghanistan

Sept à huit combattants algériens ainsi que des combattants français de l’État islamique ont rejoint l’Afghanistan en provenance de Syrie afin de combattre au sein de la branche locale de Daech, rapporte l’agence AFP ce dimanche, citant des responsables locaux.

« Selon nos informations, un certain nombre de ressortissants français et d’algériens sont arrivés il y a 15 à 20 jours (mi-novembre) dans le district de Darzab (dans le sud-ouest de la province de Jowzjan) », a indiqué Baaz Mohammad Dawar, gouverneur de Darzab, district est situé dans la province de Jowzjan, frontalière de l’Ouzbékistan. « Sept à huit combattants algériens qui ne parlent qu’arabe sont avec eux, en plus de Tchétchènes, d’Ouzbeks et de Tadjiks. Parmi les Algériens de Darzab, certains ont déjà passé du temps en Syrie et en Irak », affirme en outre le gouverneur.

 Le groupe est accompagné de plusieurs femmes, selon le gouverneur, et se déplace avec un interprète venu du Tadjikistan. Le camp où ils se trouvent serait surtout formé d’étrangers, 200 environ. « Un mélange d’Arabes, d’Européens, de Soudanais et de Pakistanais », qui ont commencé à arriver il y a six mois. Le doute demeure néanmoins quant à la nationalité de ces combattants. « On les appelle des Arabes, mais ils n’ont pas leur passeport sur eux », a reconnu le porte-parole du ministère de la Défense, le général Dawlat Waziri. Le district de Darzab serait à 95 % aux mains de Daech.

Par ailleurs, le Commissaire de l’Union Africaine pour la paix et la sécurité Smail Chergui a indiqué ce dimanche à Oran que près de 6000 Africains ayant combattu au Moyen-Orient au sein de l’État islamique pourraient revenir sur le continent.

« Des rapports font état de la présence de 6 000 combattants africains parmi les 30’000 éléments étrangers ayant rejoint ce groupe terroriste au Moyen-Orient », a indiqué Chergui, cité par l’agence officielle. « Le retour de ces éléments en Afrique pose de sérieuses menaces sur la sécurité et la stabilité nationales et exige un traitement spécifique et une coopération intense entre les pays africains», a de plus estimé le commissaire de l’UA.

close