
Durant plus de 30 ans, l’Algérie a été le premier fournisseur de gaz naturel à l’Espagne. Les contrats gaziers entre les deux pays ont été renouvelés en 2018. Mais la situation vient de changer.
Selon le média espagnol La Informacion, en février dernier, les États-Unis sont devenus « le principal fournisseur » de l’Espagne, « pour la première fois depuis que des données sont disponibles ». Ils ont couvert 27% des importations espagnoles, précise la même source qui cite les données de la Cores, la société qui gère les réserves d’hydrocarbures de l’Espagne.
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En février, dernier mois pour lequel on dispose de données officielles, les importations de gaz algériennes représentaient 22,6 % du total, ajoute la même source. « Mais l’évolution au cours de l’année dernière a été significative, avec une baisse de 38,4% des achats d’hydrocarbures à l’Algérie », note le média espagnol.
« Le changement de l’origine des achats d’hydrocarbures affecte également le pétrole. Le gouvernement de Pedro Sánchez a réorganisé les sources d’approvisionnement en pétrole depuis l’arrivée de l’exécutif socialiste à la Moncloa en juin 2018. Parmi les changements les plus notables, citons la croissance constante des importations de pétrole des États-Unis, qui ont atteint des « sommets historiques », et la réactivation des achats au Venezuela. Entre octobre 2018 et le même mois de 2019, l’Espagne a multiplié par près de sept (+561%) les entrées de pétrole brut vénézuélien, jusqu’à 1,82 million de tonnes, tandis que dans le cas des États-Unis, elles ont augmenté de 58% en glissement annuel, jusqu’à 1,4 million de tonnes, selon les données de Cores », détaille La Informacion.
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